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n# 03. Kιи∂ Dєя S¢нαи∂є - Chapitre 03

n# 03. Kιи∂ Dєя S¢нαи∂є - Chapitre 03
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P a r t i e * 0 1
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Un petit bruit lointain me tire de mon doux sommeil.
En premier lieu, je ne suis pas capable de l'identifier, à cause de ma désorientation du matin, mais je parviens à peu près à le situer. J'ouvre les yeux avec difficulté. Il est trop tôt pour faire travailler mon cerveau. Je tourne la tête automatiquement à mon coté, là où devrait se trouver mon frère, mais sa place est vide.
Avec toute la force et concentration mentale possible, j'arrive à deviner que Tom doit être dans la salle de bains entrain de se coiffer. Parfois je me demande d'où je tiens une si vive intelligence dès le réveil.
Maintenant, je dois affronter mon ennemi : le lever. Il le faut. Accepter la réflexion, et se réjouir d'être arrivé à un mental à peu près utilisable.
Mes mains commencent à frotter mes yeux et masser mes joues. Ca agit comme un vrai miracle. Le sang afflux dans les parties activées et ramène un peu de vie dans mon corps. Mais je suis encore trop paresseux pour me lever. Mon regard parcoure la pièce, se pose sur la lumière chaude matinale qui brille à travers la fenêtre et s'arrête enfin sur le réveil qui repose sur la table de nuit.
8h42
Ce matin on doit faire quelque chose ...
Une interview ? Non, on en a fait une hier. Une séance photos ? Oui, c'est ça.
La mauvaise humeur se fige sur mes lèvres. Pourquoi on doit faire des poses devant les appareils à ces heures là ? Quelle personne normale peut faire ça, sans trois tonnes de Makeup sur le visage ?
Je ressens la présence de mon frère dans la pièce et dirige le regard en conséquence. Il est dans l'encadrement de la porte de la salle de bains et me regarde en souriant.
-« Bonjour, petit frère. »
Il me vole mon premier sourire aujourd'hui.
-« 'Jour, grand frère. »
-« Bien dormi ? »
-« Bof. Et toi ? »
-« Pareil. J'ai encore rêvé. »

Je hoche la tête, intéressé. Mais je ne demande pas le contenu de son rêve. Tom ne se rappelle jamais de ce qu'il a rêvé. Je lui ai déjà demandé plusieurs fois. Mais j'aurais préféré ne jamais l'avoir fait, car ses rêves sont plutôt des cauchemars, quand il s'en rappelle. Qu'il s'agisse de formes noires qui le poursuivent, où de scènes où l'on découvrait notre amour interdit. Quoique, ces derniers ne sont pas forcement des cauchemars ...
L'idée de la séance photo en tant que motivation, j'essaie de me redresser. L'effet souhaité est obtenu, mais accompagné d'une nausée éminente qui est le précurseur d'un prochain vomissement. Je n'en crois pas mes yeux. Ce n'est pas vrai n'est-ce pas ? Mais, mon vertige étant de pire en pire je suppose que si, c'est vrai.
Maintenant, un bon conseil pour mon frère que je ne veux pas inquiéter.
-« Tommi ? »
-« Hm ? »
-« Vas-y déjà, je te suis, d'accord ? »

Heureusement, j'ai toujours les yeux fermés. Maintenant, je préfère ne pas voir son visage confus et interrogatif. Sinon, je devrais recommencer devant lui.
-« Euh ... okay, mais dépêches-toi. »
Je hoche doucement la tête mais apparemment trop vite pour mon ventre. Cinq secondes plus tard j'entends le bruit d'une porte qu'on ferme.
Presque une seconde trop tard. J'ouvre fébrilement les yeux et me précipite hors du lit, pour aller vider le contenu de mon estomac. Une fois cela fait, l'envie de vomir passe. Etourdi, je m'appuie contre les carreaux du mur de la salle de bain, et ferme les yeux.
Les points blancs dansent dans le noir. Mais le goût acide dans ma bouche me tire de cette contemplation, et relève mes paupières. Du temps pour me sentir mieux.
Mais qu'est-ce qu'il m'arrive bon sang ? Si j'avais une maladie intestinale, alors je serais constamment malade, et pas dans des intervalles incertains ...
Peut-être est-ce un virus ? On peut l'attraper plusieurs fois dans sa vie.
Et je dois sûrement l'avoir. Mais à cause de quoi ?
Confus, je vois des lignes blanches défiler dans la salle de bains.
Pourrait-il y avoir quelque chose auquel j'aurais été trop longtemps exposé ?
L'insécurité fait sa place en moi ainsi que les inquiétudes.
Une maladie de la muqueuse gastrique ? Ou peut-être ... une tumeur ? Ou pire ... une tumeur cancéreuse ? Non c'est impossible. Je sais que le cancer va toujours de pair avec les hémorragies. Et je n'ai pas vu de sang dans mes vomissements.
La raison me rappelle à l'ordre : 'cesse de chercher plus loin sur le sujet'. J'obéis sans difficultés. Trop réflexion n'est pas forcement bon.
Je me lève alors sur mes jambes tremblantes, m'essuie la bouche et vais me laver les dents. Le tout conclut par une bonne douche chaude et les vêtements de la journée.
Enfin, je me trouve dans la cafétéria. L'odeur du café et des petits pains me chauffe le c½ur et curieusement, aussi l'estomac.
Tom grimace contrairement à moi.
-« Tu as mis longtemps. »
-« Oui, j'ai aussi pris une douche. »
me défendais-je.
Mon regard parcoure le buffet. Pas de temps à perdre. Chaque fois que j'ai faim, ça me rend fou.
-« J'ai faim, où sont-ils installé ? »


P a r t i e * 0 2
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-« Tu veux dire : où, nous deux, sommes installés ? Les G's sont montés il y a dix minutes, David devait encore discuter avec eux. »
Il m'indique un endroit.
-« Pour en revenir à ta question : dans le coin, derrière. »
Un sourire s'épanoui sur mon visage. Il n' y a rien de meilleur qu'un petit-déjeuner seul à seul avec Tom. Je découvre les assiettes empilées joliment, mon appétit augmente et évince carrément l'envie d'une quelconque conversation.
-« On se voit à la table. »
Je laisse donc Tom, attrape une des assiettes, et pioche autour tous les assortiments qui me font envie sur le moment. Mon appétit va du sucré au salé. Dès que je m'assois à la table, je vois le regard étonné de mon frère devant mes acquisitions et je baisse les yeux sur ma nourriture.
Des concombres s'empilent à côté du Nutella, le jambon à côté de la confiture, le fromage à côté des raisins et ce n'est qu'une partie des bizarreries que j'ai ramené.
-« Ouah, tu as de l'appétit aujourd'hui p'tit frère. »
Dans la déclaration de Tom, il faut percevoir plus d'horreur que d'ironie, et je le pense également. Mais je n'ai aucune envie de répliquer ce matin, j'ai autre chose à faire.
-« Ce n'est pas comme ça que j'aurais compté les calories. »
Là il a juste.
-« Oui ... je sais. »
Plus mûr et intelligent, comme d'habitude, mon grand frère. Peu importe. Il est aussi plus âgé. De dix minutes seulement. Mais c'est suffisant pour qu'il soit toujours au dessus de moi. C'est ainsi.
Puisque mon discours est désormais terminé, je tartine un petit pain avec de la confiture et le dévore. Lorsque vient le fromage, je mors à pleines dents, bien entendu. Je ferme les yeux, en jouissant intérieurement face au goût doux et sucré. Rien ne vient plus de mon frère. Pas même le bruit de ses couverts dans l'assiette ou celui de la tasse qu'on pose sur le sous-verre. J'ouvre donc les yeux, irrité, pour connaître la raison de son silence. Son expression est confuse, il a les sourcils relevés et me regarde plutôt bizarrement. J'imite sa mimique.
-« Quoi ? »
-« Je ne sais pas comment te dire ça ... »
-« Fais vite s'teu plait, quand je parle, je ne mange pas. »

Avec toute l'irritation que j'ai mis dans ma phrase, il s'est arrêté de respirer - et moi aussi d'ailleurs - et je reprends mon souffle d'un coup. Désormais, quelques petites rides de réflexion ornent son visage, alors qu'il cherche ses mots.
-« Tu agis comme une femme enceinte qui souffre de faims dévorantes. »
La phrase était sûrement pensée comme une plaisanterie, mais le ton reprochant de sa voix me laisse pantois, la bouche ouverte, pendant un long moment.
-« ... très drôle, connard. » dis-je, en retrouvant ma voix, le premier choc passé.
Mon frère ne fait pas attention à l'insulte mais émet un petit rire.
-« Très bien. »
Je ne peux tout simplement pas être en colère contre lui. Ca ne se peut pas. Je réponds un peu plus silencieusement au rire de mon frère, pour lui montrer que je ne lui en veux pas. Je n'aurais, même si je voulais et pouvais, aucun temps pour une autre discussion. La faim est bien trop grande, trop forte, et mes envies sont ... concombres, confiture et fromage ?
Nan, ce ne sont pas des envies. Juste de l'appétit. Le terme 'envies', c'est pour les femmes enceintes.

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Environ une heure et demie s'est écoulée. Nous sommes au studio photo. Cette fois-ci, le principe c'est l'Antiquité. De grandes affiches sont exposées et constituent le fond de nos photos. Dessus, sont dessinées des pyramides ... avec de la jungle, ce sont des pyramides Mayas et des sites célèbres. Nos tenues vont avec, le logo 'Army' brille en avant, mais seulement partiellement, et nous avons enfin, pour ma part j'ai des chaînes décorées avec des os d'animaux faites pour provoquer le spectateur. Le thème du shooting me semble intéressant, personnellement.
En tout cas, ça change des photos qu'on trouve dans tous les magazines pour jeunes. Qu'il s'agisse de rappeurs, de chanteurs, toujours accompagnés de jolies filles, qu'il s'agisse de simples portraits où les Stars sourient largement ou de Groupes qui adoptent des poses cool, ils sont toujours aimés par les lecteurs.
On peut se demander quel va être l'effet de ce thème avec nos fans.
Bien qu'il faille craindre que certaines filles se mettent à dire que nous sommes égyptiens d'origine ou que notre destination de vacance préférée soit le Pérou. Les Fans peuvent être étranges parfois.
Maintenant nous posons sur de grosses pierres, et la lumière nous éclairent de derrière, comme si le soleil se levait. Voluptueux, on s'étire devant les trois autres membres du groupe, et jette un regard innocent-séduisant à l'objectif. Ca rend les fans encore plus folles, elles nous ont 'angelisés'. Comme si nous ne le savions pas déjà.
Clic.
Le spectateur pensera que je ne demande qu'à être séduit.
C'est bête, si l'on tient compte du fait que j'ai déjà été séduit. Et ce, par la personne qui n'aurait jamais du me toucher. Ce que les autres ne savent pas. Mais vous n'avez pas la moindre idée de ce qui relie des jumeaux.
Je tourne un peu la tête de coté, l'appareil photo me prenant.
Clic.
Le photographe est okay.
-« Maintenant, les shootings seuls s'il vous plait. Le leader-chanteur d'abord. »
C'est clair. Enfin, maintenant je suis un peu habitué.
Les autres s'éloignent de la place. Tom reste à hauteur du photographe et me regarde avec curiosité.
Je peux être heureux, car Dieu seul sait combien l'amour que je vois dans ses yeux est profond.
Et je n'ai pas besoin de le regarder. Je le sais.
Notre lien est si fort que je peux le ressentir.


P a r t i e * 0 3
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-« S'il te plait, appuies-toi doucement sur la pierre de l'autre côté. »
Docilement et professionnellement, comme à mon habitude, j'obéis à l'instruction. Etant donné que la pierre est un peu plus basse que moi, je suis positionné avec le haut du corps un peu vers le bas. Et cela souligne mes fesses plus distinctement, et ça ne semble déranger personne.
Et encore moins mon frère, car il ricane convulsivement, essayant de s'arrêter. Sans succès. Heureusement, personne ne le remarque puisque toute l'attention est concentrée sur moi.
Clic.
Mon estomac grogne. J'ai encore faim, à mon grand étonnement. Comment est-ce possible ? Je change à nouveau de position, suivant l'instruction qui est cette fois, de me mettre à côté de la pierre.
Clic.
Les mots de Tom résonnent dans ma tête. C'est vrai que j'agis comme une femme enceinte avec des faims dévorantes. Cependant, je suis, cette fois, incapable de repousser le tout comme une plaisanterie ridicule. Elle est, tout à coup, beaucoup moins drôle.
Je me jette vite dans la prochaine position demandée, et ris intérieurement. Ais-je vraiment pensé que je me comportais comme une femme enceinte ? Ridicule.
Pour ne pas dire : totalement impossible.
Clic.
Pose suivante, j'acquiesce intérieurement. Mon frère est vraiment doué pour arriver à me faire croire n'importe quoi. Femme enceinte aux faims insatiables. Ah, vraiment ?
Clic.
Et une nouvelle pose que j'adopte docilement, appuyé sur la pierre et assis au sol. Mais, si on réfléchi bien, comment peut-on expliquer ces phases de faim insatiables ?
Un ulcère à l'estomac ne se manifeste pas avec des horaires si stricts. Et pas non plus, avec une grosse faim. La grippe et les troubles intestinaux tombent à l'eau pour les mêmes raisons.
Donc il reste ... je devrais rire de moi-même.
Merde, si quelqu'un pouvait voir le fil de mes pensées, il me ferait enfermer. C'est certain.
Clic.
-« Okay, terminé. Au suivant. »
Enfin, je m'éloigne du feu des projecteurs, alors que Tom - puisque c'est son tour de shooting seul - s'en approche, grimaçant contre cette punition. Je m'arrête derrière tous les autres et m'appuie contre le mur, les bras croisés. Je n'ai pas envie de regarder mon frère chéri poser devant l'objectif. Je suis trop distrait par ces pensées vénéneuses qui se répandent comme la peste dans mes cellules cérébrales et contaminent, sans réelles chances de guérison.
La conclusion est absolument absurde.
Je devrais cesser d'y penser, tout simplement. Oui je devrais, de toute façon c'est de la folie pure.
Les hommes ne peuvent pas être enceintes. Peut-être que certains gars, ont des faims de ce type à cause du stress. C'est possible et compréhensible.
Mais une voix chuchote dans mon esprit, que cela n'explique pas pourquoi je vomis le matin.
Ca ne sert à rien. Mon cerveau continue de chercher des idées. Mes mains se posent sur mes tempes comme si elles voulaient saisir mes pensées et les jeter hors de ma tête qui s'embrouille et s'enfonce de plus en plus. Le clic incessant de l'appareil photo n'arrange pas les choses.
-« Tu as de la migraine ? »
La voix de Georg me ramène à la réalité.
Avant que je ne réponde, l'attention de Gustav se porte sur moi également, et il ricane largement. On peut très bien voir qu'il a une blague au bout des lèvres. Ses sourcils sont remontés et en effet ses yeux brillent d'une lueur maligne.
-« Eh bien, féminin comme notre Bill devient, ça pourrait arriver plus fréquemment, et peut-être même pire que des maux de tête. »
Les deux éclatent de rire, et n'ont aucune idée de ce que cette phrase rajoute à mes pensées précédentes, et je ne peux même pas leur sourire.
Je deviens plus féminin.
Je. Deviens. Plus. Féminin.
-« Je sors un peu, j'étouffe ici. »
Je laisse mes amis ahuris, Tom n'a rien vu, et heureusement.
Une fois dehors, je prends trois grandes respirations, pour rafraîchir mes pensées avec l'air matinal automnal.
Alors, je tente de ranger tous les événements qui sont arrivés ces temps-ci.
Premièrement : j'ai pleuré un matin. Et sans raison.
Deuxièmement : j'ai des humeurs changeantes que je n'avais jamais eues.
Troisièmement : j'ai vomis deux matins consécutifs.
Quatrièmement : j'ai des faims de sucré et salé simultanées.
Cinquièmement : je me montre plus féminin d'après mes proches.
Sixièmement, septièmement et autres, je ne veux même pas y penser.
Quelle connerie. C'est absurde. Jamais une pensée aussi stupide ne m'avait traversé l'esprit. Je secoue la tête encore et encore, regrettant déjà les pensées que j'avais tissées. Ce que j'ai pensé ne va pas du tout avec ce qui se passe à l'extérieur de ma tête. Où je sais que ce n'est pas vrai, que ça ne *peut* pas être vrai.
Je suis un gars. Je suis un homme. Des hommes ont aussi des faims insatiables. Et des hommes pleurent. Des hommes ont même des sautes d'humeur aussi.
De toute la force que je peux employer, j'essaie de contester le poison qui s'infiltre dans mes pensées et le contraindre à la capitulation.
Je veux qu'il disparaisse pour toujours.
Je me fais croire avec obstination que je ne suis pas différent des autres hommes.
Enfin, il vient une trêve, un accord. Pour l'instant.


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Voilà la suite =)
Il faut que veniez regarder un peu sur ce lien pour lire une bonne fiction =D
Elle est traduite par Elle, et c'est une fiction de Paiyatamu une amie de Lykos.
L'histoire commence un peu pareil (c'est Lykos qui a copié xD) mais elle
est totalement différente ensuite. Même un peu trop !
Sinon, que pensez vous de ça ?

© Stern_*

Si vous ne voyez pas le lien pour la page 2, cliquez ici.

# Posté le samedi 10 novembre 2007 18:58

Modifié le dimanche 06 juillet 2008 09:39

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