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____PROLOGUE_______________-_Hémorragie__+____________.__Postées_:,______,__,_________Time__,___
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Lentement, je tourne la tête à ma gauche et vois son regard épuisé. J'ai toujours aimé celui-ci, car il ressemble au mien, tout en étant très différent. Le corps de Tom tremble toujours. Brillant d'une sueur traîtresse. Il sourit doucement. Son tendre geste me fait sourire à mon tour. Ce moment ne pourrait pas être plus beau.
Quelques minutes auparavant, nous avons encore fait l'amour. Dans toutes ces facettes possibles : merveilleuses et uniques. L'odeur de notre passion rempli encore la totalité de la pièce, nous enveloppant dans une parfaite harmonie, qui nous rappelle les péchés que nous venons de commettre.
-« Je t'aime »
Je fais ressentir à mon frère chaque sentiment que je glisse dans ces trois mots. Tom n'est pas du genre à dévoiler ses émotions et en parler, alors, c'est en caressant tendrement ma joue et déposant ses lèvres sur les miennes qu'il me montre son amour. Si seulement je pouvais maitriser le temps pour que ces instants passés ensemble ne se terminent jamais. Que cette nuit n'arrête jamais de nous couvrir de son manteau noir. Que cette perfection entre nous existe à jamais.
Il n'y a aucun sentiment plus parfait pour moi que celui d'être uni à Tom. Le sentir profondément en moi. Sentir ses bras enlacés autour de moi. Savoir que je suis sa seule et unique passion. Pouvoir lire dans ses yeux marrons, l'amour qu'il éprouve pour moi dans ces purs moments d'extase. Nous nous regardons un long moment dans les yeux. Puis la magie disparaît dans chaque pore de notre peau, ne laissant derrière elle qu'un frisson agréable.
C'est fini. Nous n'avons jamais beaucoup de temps pour nous prouver notre amour. C'est la condition irrévocable pour vivre note amour interdit. Et nous ne pouvons commettre aucune erreur, au risque de voir l'épée de Damoclès fixée par la société nous retomber dessus.
Tom m'arrache de mes pensées mélancoliques alors qu'il se redresse et commence à s'étirer. Je l'observe faire et me laisse fasciner par ce dos, présentant malicieusement ses muscles et son bronzage. Un spectacle que je vois, hélas, si rarement et que j'aimerais voir plus souvent.
Après avoir terminé de se préparer, il se tourne vers moi et me donne un dernier baiser nostalgique.
-« J'y vais, avant que les autres ne soupçonnent quelque chose. »
J'acquiesce d'un hochement de tête. Nous savons tous deux que c'est mieux ainsi.
Personne ne doit jamais savoir ce qui se passe entre nous, pendant ces sombres nuits où nous nous nous enfermons, seuls. Si quelqu'un l'apprenait ... ce serait fatal. Je ne veux même pas y penser.
-« Bonne nuit » sourit encore Tom avant de quitter la pièce, non sans avoir jeté un regard méfiant dans le couloir avant de sortir.
Et je suis à nouveau seul. Comme durant la plupart des nuits de notre Tour actuel. Nous sommes ensemble depuis longtemps, entre-temps nous avons eu 18 ans et pensions que nous aurions pu faire ce que nous voulions. Mais nous avons finalement décidé de nous cacher, à Gustav et Georg. Mais aussi aux Fans. Evidemment, nous aurions du ... mais nous avions trop honte l'un et l'autre pour l'avouer. On a si peur des regards pleins de reproches ou des messes basses. Il faudrait se taire devant les questions accusatrices.
Mes pensées dérivent, et j'en viens à la conclusion qu'il faut que je me lève. Je n'ai plus de force, épuisé par l'heure précédente. Mes mains tremblantes glissent sur mes avant-bras, mes flancs et mon ventre. Il a, comme, marqué au fer rouge ma peau de ses baisers innombrables. Délimitant invisiblement son territoire sur mon corps. Un territoire visible seulement pour ceux qui nous comprennent et connaissent la vérité.
Mécaniquement, mes mains tournent les poignées du robinet, faisant couler l'eau. Presque immédiatement, la vapeur monte dans l'air, répand sa chaleur humide dans toute la salle de bains. Je choisis un savon liquide au miel et lait. Tom aime ce parfum sur ma peau. Il dit qu'il n'y a rien qui sente meilleur une fois mélangé avec mon odeur naturelle. Je suis sûr que je souris involontairement. La mousse dans l'eau, a pris une teinte jaune clair.
Alors je glisse enfin dans la baignoire, m'habituant à la température de l'eau. L'agréable chaleur qui m'entoure me rend rapidement somnolent, au point que l'envie de me laver m'a quitté. Néanmoins, comme je suis une personne très propre, j'entame le mouvement de mauvaise grâce. Mais, alors que j'étais prêt à commencer, l'inertie si confortable me fait abandonner ce projet ; je penche la tête en arrière, contre le bord de la baignoire et ferme les yeux.
Les images des dernières soixante minutes traversent mon esprit. Je vois encore les yeux de Tom me provoquer de leur couleur sombre, me pénétrant de son regard. Jamais je n'avais vu une si belle expression sur son visage. Et je ne l'oublierais pas. La scène s'est gravée dans mes souvenirs de très longue durée. Je revois son corps au dessus du mien, ses vas et viens alors qu'il me pénétrait. Chacun de ses mouvements faisant jouer ses muscles, plus prononcés que les miens, entrant de plus en plus loin en moi.
Je me suis souvent demandé si j'étais normal, parce que je trouvais son corps si ... érotique. Mais en regardant Tom de la façon dont je le fais, je sais que je ne le suis pas. Personne ne peut aimer son frère comme je l'aime. Mais plus encore : je ne l'aime pas seulement en tant qu'être humain. J'aime son corps, la virilité qu'il dégage comparée à moi, son cadet. Moi qui, ne faisant aucun sport, ne peux pas me permettre d'avoir le même genre de vêtements que lui. Moi qui porte des habits beaucoup plus féminins et qui arbore un look plus provoquant. Moi qui préfère les revues 'People pour femmes aux foyers' que celles des 'mecs avec leurs sport et voitures'. Moi qui, en mettant un gant de Baseball, pourrait bien mieux me maquiller que n'importe quelle fille. Moi qui suit moins masculin que beaucoup d'hommes.
Une crispation de mon bas-ventre et le froid qui m'entoure me fait reprendre conscience. L'eau est fraîche. Depuis combien de temps je suis dans le bain ? Je me suis endormi ?
Incapable de répondre à ces questions, je me lève, faisant d'un coup baisser le niveau de l'eau, et sort de la baignoire, les jambes tremblantes à cause du froid. Une grande serviette enroulée autour de mes épaules, je tente de me réchauffer à nouveau. Satanés rêveries. Quand je pense que je voulais me détendre. Tant pis. Et c'est toujours avec le même mouvement automatique que je tire le bouchon qui fera disparaître l'eau de la baignoire, et que j'ouvre ensuite la fenêtre de la petite pièce.
Je sors de la salle, la serviette toujours sur moi. Le frottement du tissu-éponge laisse un peu de chaleur sur ma peau encore humide. Je me sens déjà mieux. Je mets la serviette de coté, sur le lit, et apporte mon pyjama de la pièce voisine. Quand je reviens dans la salle de bains, chercher la bouteille de lotion - oui, au miel et lait -, je ressens un étrange sentiment, comme si mon estomac se serrait, alors que je re-passe dans la chambre et découvre une grande tache rouge sur la serviette blanche.
Mes yeux se mettent à parcourir mon corps à la recherche d'éventuelles blessures ; bien que je sois sûr de ne pas m'être blessé, et que par conséquent, le problème vienne d'ailleurs. Et quand ma main revient mouillée d'un liquide rouge, de mon intimité arrière, je commence à me dire que le résultat des recherches est arrivé, et qu'il ne peut pas y avoir de doutes.
Lentement, presque au ralenti, je me regarde de haut et m'aperçois ... que le sang a commencé à couler sur mes cuisses. Une goutte a même ... glissé jusque sur le carrelage. Mon estomac se retourne.
Je saigne ... du bas-ventre.
Oh Gott.
Oh Gott !
Ce que Tom et moi avons fait quelques heures auparavant me revient en mémoire, et je cherche fébrilement un moment où j'ai pu ressentir une quelconque douleur, ou même, où Tom aurait pu me faire mal. Mais je ne trouverais pas. Tom ne me fait jamais mal ! Je me suis habitué à la pénétration depuis longtemps ... ça ne me fait plus mal. Au contraire ... c'est toujours merveilleux désormais. Et les coups de rein de Tom n'ont, eux non plus, jamais été douloureux.
Et la dernière fois ne l'était pas non plus !
Donc cette hémorragie doit venir d'ailleurs, doit avoir une autre cause ... peut-être ... que ça a un rapport avec cette crispation que j'ai ressenti toute à l'heure dans le bain ? Je ne suis absolument pas un expert en médecine, mais ... j'ai peut-être une maladie intestinale ?
Je ne courrais pas voir un médecin pour ça. C'est clair comme de l'eau de roche ! Qu'irait-on inventer si je venais avec ce quelque chose, un peu explicite ? On invente déjà des tas de choses sur ma vie sexuelle, juste parce que je me maquille. Bon ... je suis bien obligé d'avouer que les gens ont raison de croire que je suis homosexuel.
Mais c'est seulement parce qu'il y a Tom.
Et que j'aime Tom par-dessus tout.
Seulement lui et personne d'autre.
Je suis ... obligé de le garder pour moi.
Il ne me reste plus qu'à prier pour que l'hémorragie s'arrête le plus rapidement possible et que ce soit, un incident unique. Mais en moi, une petite voix me dit que ce ne sera pas la dernière fois. Okay, j'évince rapidement cette stupide chose. Ça ne *doit* pas arriver une autre fois. C'est un fait. C'est arrivé cette fois ... mais il est impensable que ça recommence !
Je m'assois sur les toilettes ... et attends avec impatience. Peu de temps après j'écoute le bruit des gouttes de sang qui disparaissent les unes après les autres dans l'eau de la cuvette. Mon estomac se contracte encore sous ce sentiment angoissant. Il faut ... il faut que ça s'arrête ! Ça doit cesser !
Je vous en supplie, gouttes ! Arrêtez de couler !
Je me sens comme sur des charbons ardents. Le tic tac bruyant de l'horloge de la pièce d'à coté, résonne comme s'il se trouvait dans les toilettes avec moi. Les clients fatigués de l'hôtel montent les escaliers, invisibles et pourtant si ... bruyants.
Mais quelqu'un semble avoir eu pitié de moi. Le flot s'est tari, les gouttes ne coulent plus. Et enfin, je respire. Je ferme mes paupières lourdes, reconnaissant à celui qui m'a sauvé.
C'est fini.
Les doigts tremblants, j'attrape quelques feuilles de papier et m'essuie. Mais le sang est déjà écoulé, je n'en ramène pratiquement pas. Je me lève au ralenti, et actionne la chasse d'eau sans jeter un regard dans la cuvette. Ce que j'y aurais vu m'aurais très certainement plus effrayé qu'autre chose. Je prends une rapide douche, pour me débarrasser de ce qu'il aurait pu rester, m'essuie rapidement et sans appliquer quoi que ce soit sur mon intimité, me glisse dans mon pyjama.
Mon regard se pose à nouveau sur la serviette tachée. Il faut que je la nettoie. Si quelqu'un la voit, il aura forcément un soupçon. Avec du savon, beaucoup d'eau et mes doigts secs et tremblants, je récure le tissu-éponge pendant au moins cinq minutes. A la fin, il reste encore une tache brunâtre un peu visible mais c'est déjà mieux que la grosse tache rouge écarlate de toute à l'heure.
J'élimine les dernières traces qui restaient sur le sol, et me retrouve dans la chambre. Cette fois, tous mes sentiments et émotions remontent à la surface : épuisement et nervosité. Je cède à mes désirs et ceux de mon corps en m'enterrant entre draps et couvertures.
Mais mes yeux se rée ouvrent, sous l'effet du stress.
Comment ça a pu se produire ?
Epuisement et nervosité luttent pour me contrôler, mais Dieu merci, c'est la fatigue qui l'emporte, et je dérive lentement jusqu'au monde des rêves, où des images désagréables de la salle de bain me reviennent en mémoire, et des craintes commencent lentement à se former.
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Oh ! Un détail : Bill n'a pas *réellement* ses règles.