____BIENVENUE
__WILLKOMMEN

Bonjour à Toutes & à Tous ! =)
Vous êtes tombé par hasard ici, hein ? ^.^
Comme tout les gens la plupart du temps X)
Triste sort nan ? ... Enfin.
Je vous le dis immédiatement.
Cette fiction n'est pas comme les autres ... n_n


Pour Deux raisons :

___La première, c'est son
Style.
Cette fiction est une
Yaoi, mais aussi une Shonen-ai. Le premier terme désigne une fiction où l'on peut rencontrer des scènes de relations sexuelles entre hommes. le deuxième terme signifie qu'il y aura également des relations amoureuses, et non pas juste sexuelles.
Mais cette fiction est aussi ...
M-preg.
Je suppose que peu d'entre vous connaissent ce terme ... si ?
Personnellement je connais depuis pas mal de temps déjà et j'aime beaucoup =).
Le terme en entier se dit : "
Male Pregnancy".
Si vous savez parler anglais vous voyez ou ça mène xD Mais pour les autres et pour être sûre que vous ne vous trompez pas x), j'explique :
Cela veut juste dire qu'un des personnages masculins tombera enceinte.
Et c'est autour de ça que tourne cette fiction.
Même si ça ne vous dit rien de lire ... je pense que vous devriez essayer parce que c'est une expérience ... assez étrange c'est vrai -_- mais moi j'Adore =D
A vous de voir après tout ... la croix rouge existe sur toutes les pages Internet X)

___La deuxième, c'est que je ne suis
Pas la Créatrice.
Je ne fais que traduire. La créatrice est Allemande et Fan de M-preg, tout comme moi ^.^ et nous nous sommes connues par DeviantArt. Elle crée des montages de ce même style, elle est "Fan" de Tokio Hotel (surtout les jumeaux mais pas parce qu'ils sont beaux ... enfin, plutôt parce qu'ils le sont Ensemble xD).
Je suis tombée sur ses montages, elle a dit possèder une FanFiction M-preg.
Logiquement j'ai demandé l'adresse et me suis mise à la laborieuse lecture de 45 pages d'une fiction Allemande alors que je n'en parle pas un mot >.<
Et j'ai donc demandé la permission de la traduire en Français.
Ce qui a tout de suite passionné Lykos12 (son pseudo), car elle est folle de tout ce qui est Français xD
C'est comme ça qu'est né ce blog =D C'est émouvant <3


Sur ce, je vous présente,
si ma longue introduction ne vous a pas trop
ennuyé au point de vous faire partir xD :


______________________________________ENFANT DE LA HONTE
________________________________________KIND DER SCHANDE

_____________________________________________________________________________________
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____NEWS_*
9 dezember 2007


Hello guys. ;D
Salut les gens. ;D
I have read all of your comments, I have recognized that you like the story
J'ai lu tous vos commentaires, j'ai reconnu que vous aimez cette histoire
And I am so grateful for all your kind comments and the beggings for 'la suite' ;D
Et je suis si reconnaissante pour tous vos gentils commentaires et les supplications de 'la suite' ;D
I am so grateful as well for the hard work forgottenchildren is doing.
Je suis si reconnaissante pour le dur travail que forgottenchildren fournit.
Without her, noone would be able to read the story properly in French.
Sans elle, personne ne serait capable de lire cette histoire dans un français correct.
I want to thank everyone for your interest in this story of mine.
Je veux remercier tout le monde pour l'interet que vous portez à mon histoire.
There's so many things left for Bill and Tom.
Il y a tant de choses qui vont arriver à Bill & Tom.
And I would be happy if you want to share the story with me.
Et je serais heureuse si vous voulez partager cette histoire avec moi.
I would be glad to share the part of a lifetime of the twins with you <3
Je serais contente de partager une part de la vie des twins avec vous <3
Love,
Bisous,

~ Lykos ~


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© Stern_*

# Posté le vendredi 02 novembre 2007 20:32

Modifié le mardi 29 juillet 2008 11:34

n# 00. Kιи∂ Dєя S¢нαи∂є - Prologue

n# 00. Kιи∂ Dєя S¢нαи∂є - Prologue
____PROLOGUE_________________BLUTUNG_________________3 Parties__________,_,________Bath______
____PROLOGUE_________________BLUTUNG_________________3 Parties_________,,__________Bath______
____PROLOGUE_______________-_Hémorragie__+____________.__Postées_:,______,__,_________Time__,___
____PROLOGUE_________________BLUTUNG_______________.__Postées_:,____,_____,________Time___,__

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P a r t i e * 0 1
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Lentement, tout reprend forme autour de moi. Les armoires, le bureau, et le plafond qui me surplombe. Les murs de ma chambre d'hôtel, numéro 483. Je peux à nouveau contrôler les rapides battements de mon c½ur et les tremblements de mon corps brûlant. Ma respiration se fait plus lente et silencieuse, l'air frais se fait plus rare dans mes poumons.
Lentement, je tourne la tête à ma gauche et vois son regard épuisé. J'ai toujours aimé celui-ci, car il ressemble au mien, tout en étant très différent. Le corps de Tom tremble toujours. Brillant d'une sueur traîtresse. Il sourit doucement. Son tendre geste me fait sourire à mon tour. Ce moment ne pourrait pas être plus beau.
Quelques minutes auparavant, nous avons encore fait l'amour. Dans toutes ces facettes possibles : merveilleuses et uniques. L'odeur de notre passion rempli encore la totalité de la pièce, nous enveloppant dans une parfaite harmonie, qui nous rappelle les péchés que nous venons de commettre.
-« Je t'aime »
Je fais ressentir à mon frère chaque sentiment que je glisse dans ces trois mots. Tom n'est pas du genre à dévoiler ses émotions et en parler, alors, c'est en caressant tendrement ma joue et déposant ses lèvres sur les miennes qu'il me montre son amour. Si seulement je pouvais maitriser le temps pour que ces instants passés ensemble ne se terminent jamais. Que cette nuit n'arrête jamais de nous couvrir de son manteau noir. Que cette perfection entre nous existe à jamais.
Il n'y a aucun sentiment plus parfait pour moi que celui d'être uni à Tom. Le sentir profondément en moi. Sentir ses bras enlacés autour de moi. Savoir que je suis sa seule et unique passion. Pouvoir lire dans ses yeux marrons, l'amour qu'il éprouve pour moi dans ces purs moments d'extase. Nous nous regardons un long moment dans les yeux. Puis la magie disparaît dans chaque pore de notre peau, ne laissant derrière elle qu'un frisson agréable.
C'est fini. Nous n'avons jamais beaucoup de temps pour nous prouver notre amour. C'est la condition irrévocable pour vivre note amour interdit. Et nous ne pouvons commettre aucune erreur, au risque de voir l'épée de Damoclès fixée par la société nous retomber dessus.
Tom m'arrache de mes pensées mélancoliques alors qu'il se redresse et commence à s'étirer. Je l'observe faire et me laisse fasciner par ce dos, présentant malicieusement ses muscles et son bronzage. Un spectacle que je vois, hélas, si rarement et que j'aimerais voir plus souvent.
Après avoir terminé de se préparer, il se tourne vers moi et me donne un dernier baiser nostalgique.
-« J'y vais, avant que les autres ne soupçonnent quelque chose. »
J'acquiesce d'un hochement de tête. Nous savons tous deux que c'est mieux ainsi.
Personne ne doit jamais savoir ce qui se passe entre nous, pendant ces sombres nuits où nous nous nous enfermons, seuls. Si quelqu'un l'apprenait ... ce serait fatal. Je ne veux même pas y penser.
-« Bonne nuit » sourit encore Tom avant de quitter la pièce, non sans avoir jeté un regard méfiant dans le couloir avant de sortir.
Et je suis à nouveau seul. Comme durant la plupart des nuits de notre Tour actuel. Nous sommes ensemble depuis longtemps, entre-temps nous avons eu 18 ans et pensions que nous aurions pu faire ce que nous voulions. Mais nous avons finalement décidé de nous cacher, à Gustav et Georg. Mais aussi aux Fans. Evidemment, nous aurions du ... mais nous avions trop honte l'un et l'autre pour l'avouer. On a si peur des regards pleins de reproches ou des messes basses. Il faudrait se taire devant les questions accusatrices.
Mes pensées dérivent, et j'en viens à la conclusion qu'il faut que je me lève. Je n'ai plus de force, épuisé par l'heure précédente. Mes mains tremblantes glissent sur mes avant-bras, mes flancs et mon ventre. Il a, comme, marqué au fer rouge ma peau de ses baisers innombrables. Délimitant invisiblement son territoire sur mon corps. Un territoire visible seulement pour ceux qui nous comprennent et connaissent la vérité.

P a r t i e * 0 2
¯ ¯ ¯ ¯ ¯ ¯ ¯ ¯
Le sol est glacial mais je dois me lever. La chair de poule me prend, se répand sur mon corps nu. Un bain me détendra sûrement maintenant. En cette saison, je prends de toute façon plus de bains que de douches. L'automne n'est pas comme le printemps et l'été. En quelques pas, je me retrouve dans la salle de bains, pour apercevoir dans le miroir, le visage pâle d'un jeune garçon aux yeux remplis de joie. Je souris. Mon reflet fait de même. Tom a fait de moi un homme heureux.
Mécaniquement, mes mains tournent les poignées du robinet, faisant couler l'eau. Presque immédiatement, la vapeur monte dans l'air, répand sa chaleur humide dans toute la salle de bains. Je choisis un savon liquide au miel et lait. Tom aime ce parfum sur ma peau. Il dit qu'il n'y a rien qui sente meilleur une fois mélangé avec mon odeur naturelle. Je suis sûr que je souris involontairement. La mousse dans l'eau, a pris une teinte jaune clair.
Alors je glisse enfin dans la baignoire, m'habituant à la température de l'eau. L'agréable chaleur qui m'entoure me rend rapidement somnolent, au point que l'envie de me laver m'a quitté. Néanmoins, comme je suis une personne très propre, j'entame le mouvement de mauvaise grâce. Mais, alors que j'étais prêt à commencer, l'inertie si confortable me fait abandonner ce projet ; je penche la tête en arrière, contre le bord de la baignoire et ferme les yeux.
Les images des dernières soixante minutes traversent mon esprit. Je vois encore les yeux de Tom me provoquer de leur couleur sombre, me pénétrant de son regard. Jamais je n'avais vu une si belle expression sur son visage. Et je ne l'oublierais pas. La scène s'est gravée dans mes souvenirs de très longue durée. Je revois son corps au dessus du mien, ses vas et viens alors qu'il me pénétrait. Chacun de ses mouvements faisant jouer ses muscles, plus prononcés que les miens, entrant de plus en plus loin en moi.
Je me suis souvent demandé si j'étais normal, parce que je trouvais son corps si ... érotique. Mais en regardant Tom de la façon dont je le fais, je sais que je ne le suis pas. Personne ne peut aimer son frère comme je l'aime. Mais plus encore : je ne l'aime pas seulement en tant qu'être humain. J'aime son corps, la virilité qu'il dégage comparée à moi, son cadet. Moi qui, ne faisant aucun sport, ne peux pas me permettre d'avoir le même genre de vêtements que lui. Moi qui porte des habits beaucoup plus féminins et qui arbore un look plus provoquant. Moi qui préfère les revues 'People pour femmes aux foyers' que celles des 'mecs avec leurs sport et voitures'. Moi qui, en mettant un gant de Baseball, pourrait bien mieux me maquiller que n'importe quelle fille. Moi qui suit moins masculin que beaucoup d'hommes.
Une crispation de mon bas-ventre et le froid qui m'entoure me fait reprendre conscience. L'eau est fraîche. Depuis combien de temps je suis dans le bain ? Je me suis endormi ?
Incapable de répondre à ces questions, je me lève, faisant d'un coup baisser le niveau de l'eau, et sort de la baignoire, les jambes tremblantes à cause du froid. Une grande serviette enroulée autour de mes épaules, je tente de me réchauffer à nouveau. Satanés rêveries. Quand je pense que je voulais me détendre. Tant pis. Et c'est toujours avec le même mouvement automatique que je tire le bouchon qui fera disparaître l'eau de la baignoire, et que j'ouvre ensuite la fenêtre de la petite pièce.
Je sors de la salle, la serviette toujours sur moi. Le frottement du tissu-éponge laisse un peu de chaleur sur ma peau encore humide. Je me sens déjà mieux. Je mets la serviette de coté, sur le lit, et apporte mon pyjama de la pièce voisine. Quand je reviens dans la salle de bains, chercher la bouteille de lotion - oui, au miel et lait -, je ressens un étrange sentiment, comme si mon estomac se serrait, alors que je re-passe dans la chambre et découvre une grande tache rouge sur la serviette blanche.
Mes yeux se mettent à parcourir mon corps à la recherche d'éventuelles blessures ; bien que je sois sûr de ne pas m'être blessé, et que par conséquent, le problème vienne d'ailleurs. Et quand ma main revient mouillée d'un liquide rouge, de mon intimité arrière, je commence à me dire que le résultat des recherches est arrivé, et qu'il ne peut pas y avoir de doutes.
Lentement, presque au ralenti, je me regarde de haut et m'aperçois ... que le sang a commencé à couler sur mes cuisses. Une goutte a même ... glissé jusque sur le carrelage. Mon estomac se retourne.
Je saigne ... du bas-ventre.
Oh Gott.
Oh Gott !
Ce que Tom et moi avons fait quelques heures auparavant me revient en mémoire, et je cherche fébrilement un moment où j'ai pu ressentir une quelconque douleur, ou même, où Tom aurait pu me faire mal. Mais je ne trouverais pas. Tom ne me fait jamais mal ! Je me suis habitué à la pénétration depuis longtemps ... ça ne me fait plus mal. Au contraire ... c'est toujours merveilleux désormais. Et les coups de rein de Tom n'ont, eux non plus, jamais été douloureux.
Et la dernière fois ne l'était pas non plus !
Donc cette hémorragie doit venir d'ailleurs, doit avoir une autre cause ... peut-être ... que ça a un rapport avec cette crispation que j'ai ressenti toute à l'heure dans le bain ? Je ne suis absolument pas un expert en médecine, mais ... j'ai peut-être une maladie intestinale ?
Je ne courrais pas voir un médecin pour ça. C'est clair comme de l'eau de roche ! Qu'irait-on inventer si je venais avec ce quelque chose, un peu explicite ? On invente déjà des tas de choses sur ma vie sexuelle, juste parce que je me maquille. Bon ... je suis bien obligé d'avouer que les gens ont raison de croire que je suis homosexuel.
Mais c'est seulement parce qu'il y a Tom.
Et que j'aime Tom par-dessus tout.
Seulement lui et personne d'autre.

P a r t i e * 0 3
¯ ¯ ¯ ¯ ¯ ¯ ¯ ¯
A David, je ne peux rien dire. Je suis sûr qu'il me trahirait aux charlatans de la presse. Georg et Gustav ... trois fois non ! Je ne pourrais plus jamais les regarder dans les yeux après ça. Et malgré tout l'amour que je porte à Tom ... je ne peux pas non plus me confier à lui. Il rejetterait la faute sur lui, j'en suis sûr. Et peut-être que plus tard ... il ne me toucherait pas, par peur de me faire du mal.
Je suis ... obligé de le garder pour moi.
Il ne me reste plus qu'à prier pour que l'hémorragie s'arrête le plus rapidement possible et que ce soit, un incident unique. Mais en moi, une petite voix me dit que ce ne sera pas la dernière fois. Okay, j'évince rapidement cette stupide chose. Ça ne *doit* pas arriver une autre fois. C'est un fait. C'est arrivé cette fois ... mais il est impensable que ça recommence !
Je m'assois sur les toilettes ... et attends avec impatience. Peu de temps après j'écoute le bruit des gouttes de sang qui disparaissent les unes après les autres dans l'eau de la cuvette. Mon estomac se contracte encore sous ce sentiment angoissant. Il faut ... il faut que ça s'arrête ! Ça doit cesser !
Je vous en supplie, gouttes ! Arrêtez de couler !
Je me sens comme sur des charbons ardents. Le tic tac bruyant de l'horloge de la pièce d'à coté, résonne comme s'il se trouvait dans les toilettes avec moi. Les clients fatigués de l'hôtel montent les escaliers, invisibles et pourtant si ... bruyants.
Mais quelqu'un semble avoir eu pitié de moi. Le flot s'est tari, les gouttes ne coulent plus. Et enfin, je respire. Je ferme mes paupières lourdes, reconnaissant à celui qui m'a sauvé.
C'est fini.
Les doigts tremblants, j'attrape quelques feuilles de papier et m'essuie. Mais le sang est déjà écoulé, je n'en ramène pratiquement pas. Je me lève au ralenti, et actionne la chasse d'eau sans jeter un regard dans la cuvette. Ce que j'y aurais vu m'aurais très certainement plus effrayé qu'autre chose. Je prends une rapide douche, pour me débarrasser de ce qu'il aurait pu rester, m'essuie rapidement et sans appliquer quoi que ce soit sur mon intimité, me glisse dans mon pyjama.
Mon regard se pose à nouveau sur la serviette tachée. Il faut que je la nettoie. Si quelqu'un la voit, il aura forcément un soupçon. Avec du savon, beaucoup d'eau et mes doigts secs et tremblants, je récure le tissu-éponge pendant au moins cinq minutes. A la fin, il reste encore une tache brunâtre un peu visible mais c'est déjà mieux que la grosse tache rouge écarlate de toute à l'heure.
J'élimine les dernières traces qui restaient sur le sol, et me retrouve dans la chambre. Cette fois, tous mes sentiments et émotions remontent à la surface : épuisement et nervosité. Je cède à mes désirs et ceux de mon corps en m'enterrant entre draps et couvertures.
Mais mes yeux se rée ouvrent, sous l'effet du stress.
Comment ça a pu se produire ?
Epuisement et nervosité luttent pour me contrôler, mais Dieu merci, c'est la fatigue qui l'emporte, et je dérive lentement jusqu'au monde des rêves, où des images désagréables de la salle de bain me reviennent en mémoire, et des craintes commencent lentement à se former.

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Comme vous le voyez, les chapitres sont postés par 3 parties.

Oh ! Un détail : Bill n'a pas *réellement* ses règles.


© Stern_*

# Posté le samedi 03 novembre 2007 16:37

Modifié le dimanche 06 juillet 2008 09:36

n# 01. Kιи∂ Dєя S¢нαи∂є - Chapitre 01

n# 01. Kιи∂ Dєя S¢нαи∂є - Chapitre 01
____CHAPITRE_______________SCHÖPFUNG_________________3 Parties_________,__,______Zimmer_____
____CHAPITRE_______________SCHÖPFUNG_________________3 Parties___________,,______Zimmer_____
______,_01__+,_________________Création___+,_____________.__Postées_:,____,____,_________483___,___
____CHAPITRE_______________SCHÖPFUNG_______________.__Postées_:,_______,_,_________483___,___

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P a r t i e * 0 1
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Une douce chanson m'arrache de mon sommeil, du monde que mon subconscient avait créé et où, Tom et moi vivions heureux sans nous cacher. Les gens ne désapprouvaient pas notre relation, et ne posaient pas de regards sévères sur nous. Les paroles de cette chanson entrent en moi, appliquent sur mon âme un baume et atténuent mes tristes pensées.

I wanna grow old with you,
Je voudrais vieillir avec Toi
I wanna die lying in your arms,
Je voudrais mourir dans tes bras
I wanna grow old with you.
Je voudrais vieillir avec Toi
I wanna be looking in your eyes,
Je voudrais être entrain de regarder dans tes yeux
I wanna be there for you,
Je voudrais être là pour Toi
Sharing everything you do,
Partager tout ce que tu fais
I wanna grow old with you.
Je voudrais vieillir avec Toi.

Mes yeux, remplis de mélancolie, s'ouvrent et s'habituent difficilement à la lumière de la pièce.
Oui c'est ça que je veux. Je veux vieillir avec lui. Je veux mourir avec lui.
Je veux passer le reste de ma vie à ses côtés.
Péniblement, je me redresse. A peine ais-je adopté la position verticale, que je les sens monter irrésistiblement, issue de mes tristes résolutions, je les sens me glisser sur les joues : des larmes. Je viens tout juste de me réveiller ! A moins, que je ne sois encore entrain de rêver ?
Je commence à me moquer de moi-même, m'insulter intérieurement de pleurnicheur. Pire, comme une pauvre petite fille. Et ma raison me dicte d'arrêter. Mais ... je ne peux pas ... au contraire. L'écoulement de mes larmes devient de plus en plus fort. Je me mets à sangloter. Mes mains, prises de tremblements convulsifs, se posent sur mon visage mouillé.
Je pleure, et pleure encore. C'est ... libérateur. Ca me fait du bien. A chaque sanglot que j'émets, chaque larme que je verse, je me sens un peu mieux. Je pleure, et pas seulement à cause da la chanson et de mes pensées à propos de Tom et notre amour interdit ; non je ... pleure sans vraiment savoir pourquoi ... C'est comme si une charge c'était accumulée dans mon âme pendant si longtemps qu'elle devait sortir maintenant.
Puis, après ce qu'il me semble avoir été un long moment, et que la dernière larme soit tombée, je me relève et me sens ... perdu dans la pièce. Car je viens de pleurer comme une fille à un chagrin d'amour.
Quelqu'un s'est trompé dans le scénario ?!
Est-ce normal de pleurer pour quelques paroles d'une chanson ?
Peut-être en tant que femme.
Mais ... pas en tant que *gars* !
Je secoue rapidement la tête en fronçant les sourcils, espérant chasser cette sensation désagréable. Je ris doucement, me moquant de moi-même, et réalise que je ne suis pas prêt. Pour ne pas continuer non plus, à me poser des questions sur mon étrange réaction du matin, je quitte le lit chaud qui contraste fortement avec le froid que je sens sous mes pieds en me dirigeant vers la salle de bains. Je viens d'y entrer et le souvenir de ce qui s'y est passé hier soir chasse toutes mes pensées et la mélancolie restante.
J'ai saigné du bas-ventre. Et ce n'était pas une petite hémorragie. Nom de Dieu !
Mes mains trouvent toutes seules le chemin de mon pantalon et y pénètrent et l'abaisse pour s'assurer que l'hémorragie n'aie pas recommencé. Les seules petites taches rouge foncé qui s'y trouvent font repartir mon c½ur à un rythme normal. Ça n'a pas continué. Dieu soit loué.
Je suis rassuré. Certes, rien ne dit que ça ne va pas recommencer, mais pour l'instant, le problème d'hier soir reste unique. La peur qui avait coupé ma respiration, la libère. L'hémorragie a cessé et c'est le plus important. Ça c'est certain. Pourtant ce n'est pas une réflexion des plus prudentes mais je ne veux plus y penser.
Au lieu de ça, je me plonge dans mon rituel d'hygiène quotidien, qui dure environ une demie heure, pour me montrer à mon avantage, enfin, fidèle à mon image habituelle. Encore un sourire au joli garçon de l'autre côté de la glace, et je commence le chemin qui me conduit en bas de l'hôtel.
Au réfectoire.
Alors que j'ai atteint mon but, je parcoure la foule de clients des yeux, jusqu'à reconnaître deux visages au loin.
Quelques mètres après, je me retrouve devant la table que les G's se sont provisoirement attribué.
-« Salut vous deux. »
Ils relèvent le visage au même moment.
-« Salut vieux » dit Georg, avec un air malicieux.
Gustav rajoute un 'Bonjour' à leur salutation.
Avant de leur avoir demandé comment ils allaient, une autre question me brûle les lèvres.
-« Avez-vous déjà vu Tom ? »
Gusti secoue sa chevelure blonde en signe de négation.
-« Non, il dort encore, sûrement. »
Maudit soit Tom et son penchant pour les grasses mat'. Peut-être qu'être en compétition avec le temps, n'est pas une bonne idée. En plus, on a une interview aujourd'hui. Classe.
Je roule théâtralement les yeux.
-« Je vais le réveiller. »
Un grand sourire se dessine sur leurs visages.
Je réponds à ça ... en tirant la langue.
-« Salop. » dit Georg.
-« Poursuis moi en justice ... » répondis-je.
Ils savent bien que je ne suis pas le premier qui dira non à une grasse mat'. Mais, de toute façon, je n'arrive pas à m'engueuler longtemps avec eux. Ils font partie de notre vie à Tom et moi.
Je me dirige avec détermination vers l'ascenseur qui m'emmène à notre étage.
Je m'arrête devant la porte de la chambre de Tom.
Réveiller Tom n'est pas une mince affaire ... Non, réveiller Tom n'*était* pas une mince affaire.
Depuis que nous sommes ensemble, il s'arrache du lit. Ca vaut mieux pour lui.
Mes ongles peuvent faire très mal et il le sait.
Je frappe à la porte de lourds coups, pour être sûr qu'il m'entende.
-« Tommi ? C'est Bill. Tu es réveillé ? »
Environ trois secondes plus tard, la porte s'ouvre sur mon grand frère plus que resplendissant.
-« Bonjour p'tit frère. »
-« Bonjour ... euh ... je pensais que tu te réveillerais plus tard. »
-« Nan ... enfin on peut dire ça comme ça. Je me suis tourné et retourné dans le lit, jusqu'à ce que le réveil sonne une deuxième fois. »

J'acquiesce brièvement.
-« Heureusement que tu es réveillé. On a une interview ce matin. Et faut pas oublier le shooting de cette aprèm. »
Tom approuve avec négligence.
-« Oui oui, je sais mais ... dis donc, tu te sens bien ? Tu es si pâle. »
Irrité, je le regarde m'examiner. Ses yeux parcourent mon corps et mon visage avec précision, pour finir par se replanter dans mon regard, profondément. Mon c½ur se met à battre plus fort, au souvenir d'hier.
-« Je suis juste ... un peu fatigué. »
Mon jumeau ne répond rien mais à la façon qu'il a de froncer les sourcils, je sais qu'il ne me croit pas. Peu importe. Je ne peux pas lui parler de l'hémorragie. Si je le faisais, il ferait plus que froncer les sourcils, et ce serait dévastateur. Je décide de détourner la conversation.
-« Eh, tu veux continuer de fixer de l'air ou tu viens avec moi ? »
Je chasse le méchant reproche que je viens de faire avec un doux sourire.
Mon frère répond :
-« Très bien, allons-y. »

P a r t i e * 0 2
¯ ¯ ¯ ¯ ¯ ¯ ¯ ¯
Nous sommes assis en demi-cercle, devant des micros, de lourds casques posés sur les oreilles. Entourés de murs blancs, fades et insonorisés. Comme dans une prison. Enfin seulement presque, heureusement. Nous enregistrons notre album anglais actuellement, afin de percer dans le monde entier. C'est notre plus grand rêve. Et pour cela, il faut travailler dur. C'est le côté sombre de la gloire. Mais je ne veux pas penser à ce coté là.
Pour le moment, nous sommes sur In die Nacht. Je ne pense donc, qu'à Tom. Nos regards se rencontrent inévitablement. En anglais, la chanson ne ressort pas si bien qu'en Allemand.
Je chante en anglais mais, alors que mon regard fond dans celui de Tom, je ne pense qu'aux paroles écrites dans notre langue maternelle.

In mir wird es langsam kalt
Tout se glace lentement en moi
Wie lang könn' wir beide hier noch sein?
Comment pouvons-nous encore être ici tous les deux ?
Bleib' hier, die Schatten woll' mich hol'n
Ici tous les deux, les ombres veulent m'emporter
Doch wenn wir gehen
Mais si nous y allons
Dann geh'n wir nur zu zweit
Allons-y seulement à deux
Du bist alles was ich bin
Tu es tout ce que je suis
Und alles was durch meine Adern fließt
Et tout ce qui coule dans mes veines
Immer werden wir uns tragen
Nous nous soutiendrons toujours
Egal wohin wir fall'n
Même là ou nous chuterons
Egal wie tief
Peu importe la profondeur
Ich will da nicht allein sein
Je ne veux pas être seul ici
Lass' uns gemeisam
Restons ensemble
In die Nacht
Dans la nuit
Irgendwann wird es zeit sein
Nous aurons le temps
Lass' uns gemeisam
Restons ensemble
In die Nacht
Dans la nuit.

La prise est bonne et la chanson finie, mais Tom et moi nous regardons encore. Nous ne nous sommes pas quitté des yeux une seule fois. Ce n'est pas la première fois qu'on se regarde comme ça, mais aujourd'hui c'est beaucoup plus intense. Les yeux de Tom brûlent d'envie. Il me veut. Plus que jamais. Peut-être parce que, comme moi, il sait combien cette chanson compte. Peut-être mais ... il y a autre chose, je ne sais pas ce que c'est.
Georg dérange notre admiration mutuelle.
-« Hey mec ! On a enfin fini les enregistrements. Alors, j'ai pensé qu'aujourd'hui on pourrait...ne rien faire du tout ? »
Sa tirade rancunière récolte l'approbation générale.
David ricane, moqueur.
-« Mon Dieu, si jeunes et déjà fatigués ... »
Et il rajoute un air qui exprime bien le fait qu'il se sent incompris. Mais tout le monde s'en fiche. Qu'il balance des vannes.
Tom n'a apparemment pas envie de bavarder. D'un geste impatient, il arrache son casque, repose sa guitare et fait les premiers pas en direction de la sortie.
-« C'est bon, on y va. »
Tous le regardent avec étonnement, sauf moi. Gustav lève un sourcil qui lui donne un regard intelligent.
-« Eh vieux, ta femme t'attend ou quoi ? »
Georg éclate de rire et rajoute :
-« J'aimerais bien voir ça ! »
Bien que leurs mots ne soient pas réellement méchants, ce sont milles couteaux qui percent mon c½ur. C'est vrai, en principe Tom pourrait très bien avoir rendez-vous avec une jolie fille, sans se préoccuper de sa vie sexuelle. Il pourrait paraître en public avec elle sans que personne ne les juge, sans avoir peur des moqueries. Plus j'y pense et plus je me dis que je suis indigne de lui. Mais alors, je me souviens de son amour non feint, de ses regards, de ses caresses si douces et je sais que je ne le suis pas ; je ne suis pas indigne de son amour.
Je me lève et me rapproche de Tom, puis regarde l'assistance.
-« Il a raison, rester ici sans rien faire, c'est du temps perdu. »
Nos regards se croisent et je vois la gratitude dans les yeux bruns de mon frère. Gustav roule les yeux.
-« D'après moi, y'a pas vraiment besoin de stresser, mais allons-y. »
David soupire presque théâtralement.
C'est vrai qu'avec une bande telle que la notre, il faut des nerfs d'aciers. Mais il les a.
Ça doit être son plaisir perso.

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21h24.
Je lève les yeux de la montre de Tom et regarde mon assiette. Je sais très bien qu'à cette heure là, il ne faudrait pas manger beaucoup pour être sûr de bien dormir. Mais quand je vois ce pudding, toutes mes bonnes résolutions s'envolent, parce que mes envies de sucreries sont souvent insupportables. Et aujourd'hui, au niveau sucre, je suis intenable. Peut-être à cause du stress.
Et puis, ce matin entre les interviews et enregistrements, on a pas eu assez de temps pour avoir un repas convenable. Mon corps décide tout seul, de porter la cuillère à ma bouche. Et quand je sens le goût si sucré et bon se répandre sur mon palais, je sais qu'il a bien fait. Je sens le tout glisser en bas comme de l'huile. J'aimerais presque dire que c'est une drogue, qui m'est indispensable pour pouvoir bouger.
Un léger coup de pied sur mon tibia m'arrache de mes pensées sucrées, et je n'ai pas besoin de regarder sous la table pour savoir qui réclame mon attention. Je tourne la tête, et plonge mes yeux dans ceux de mon frère. Il hausse interrogativement les sourcils. Et avec un petit geste du doigt, il m'indique qu'il voudrait qu'on monte - et bien sûr, *avec* moi mais *sans* les G's.
Je réponds, en montrant mon assiette du doigt, que je n'ai pas tout à fait fini mon dessert, ce qui me vaut un roulement des yeux impatient de mon jumeau.
Je me dépêche de finir, et pose ma main sur sa cuisse en faisant attention que les deux autres ne s'en aperçoivent pas. Heureusement, ils sont plongés dans un sujet vital et passionnant :
Seins - siliconés un avantage ou non ?
Je les plains intérieurement. Ils ont franchement, autre chose à penser que ce que Dieu a offert aux femmes à leur création et leurs préférences sur le sujet. Etant donné que je n'ai pas réellement envie de suivre cette discussion, et que Tom est si impatient qu'il tambourine des doigts sur la table ; je lève mon magnifique corps de la chaise, suivi de près par mon frère chéri qui fait de même, beaucoup plus rapidement.
-« Amusez-vous bien avec votre conversation sur le phénomène 'poitrine'. Tom et moi, on va regarder des DVDs. »
Ils lèvent les yeux, mais c'est à peine si ils nous voient.
Apparemment, la conversation ne devait pas être interrompue ...
Tom pose sa main dans mon dos et me pousse prudemment en direction de l'ascenseur.
On dirait qu'il est tendu ...
Après quelques mètres, son doigt presse le bouton de l'ascenseur, pressé, et son regard exprime bien un : 'Ca peut pas aller plus vite, putain ?!'.
Je dois sourire involontairement. Mon grand frère n'a jamais été des plus patients.
Comme si, celui-ci avait pitié de nous, l'ascenseur nous ouvre ses portes pour les refermer après notre entrée.
-« Heureusement, nous sommes seuls. » dis-je.
Je souris, détendu. Mais aucune réponse ne me parvient, et je regarde, perplexe, dans la direction de Tom dont le regard suspect et insistant me traverse totalement. Je veux dire quelque chose, mais finalement, je crois que ce n'est pas une très bonne idée.
Alors, on se tait, et on fait comme si Tom n'avait pas ce regard perçant ... Mais ce n'est, apparemment, pas dans les idées de Tom de détourner les yeux.
Heureusement la porte métallique s'ouvre, et je sors de l'ascenseur en premier.
-« Bien, Tommi, que ... ? »
Je n'ai pas le temps d'aller plus loin, mon frère vient de saisir mon poignet fermement, et il me traîne jusqu'à la chambre 483, que nous nous sommes partagé déjà une fois.
Il fouille fébrilement, avec sa main libre, dans ses poches de baggy trop grandes et fini par trouver son bonheur dans la Key-card qui permet d'ouvrir la porte, ce qu'il fait à toute vitesse. La porte s'ouvre avec un craquement sonore. Je n'ai même pas le temps de protester devant sa manière plutôt ... hum, crue de faire que Tom me pousse dans la chambre après avoir jeté un dernier regard méfiant dans le couloir, et claque la porte.
Ensuite, mon corps parfait se fait plaquer sur la porte sans douceur, et mon halètement est stoppé par un baiser qui joue avec mes lèvres presque brutalement et ne tolère, visiblement, aucune résistance.
Je cède donc, aux lèvres exigeantes de mon jumeau et ferme les yeux pour m'enfoncer dans le brouillard de passion qui me prend à nouveau, que je le veuille ou non. Ses mains se posent sur mes hanches, qu'elles caressent avec amour et massent. Tout s'est passé si vite que ça me parait presque irréel, mais il y a tellement de passion que ça ne peut être que vrai. Les lèvres chaudes de Tom s'entrouvrent rapidement, et sa langue vient se poser sur les miennes dont l'entrée lui est accordée sans aucune résistance. Une danse pleine de tendresse commence entre nos langues.
Nos mains trouvent le chemin de nos dos, de nos hanches mais ne s'y arrêtent pas, continuant infatigablement leur parcours sur nos corps. Mais, mon frère est si collé à moi, que je sens mes genoux défaillir, et mon c½ur s'emballer. Il est plus exigeant que jamais ce soir, et je n'ai pas besoin d'être devin pour savoir ce qui le motive et comment tout ça va finir ... malgré tout, je préfère jouer la carte de la prudence.
-« Tu es sauvage aujourd'hui ... »
Ma phrase se perd comme un souffle entre nos lèvres.
-« Je veux dormir avec toi cette nuit. »
Sa réponse plus qu'intransigeante, crée une tension palpable dans l'air qui nous entoure. De toute façon, je ne suis pas vraiment contre le fait de dormir avec lui. Au contraire. Je ne veux être qu'avec lui, ce soir. Nos baisers deviennent encore plus violents et intenses, remplis de promesses. Nos mains perdent le contrôle, et nos corps sont de plus en plus proches, provoquant des frottements qui font bouillonner le sang dans nos veines d'une chaleur vive. Nos halètements remplissent la pièce, accompagnés de soupirs que nous échangeons.
Tom attrape ma main, et me dirige vers le grand lit double. Je le suis, sans opposer aucune résistance, et sans même interrompre notre baiser. J'ai trop envie d'être uni avec lui. Je sens toute l'impatience de mon frère quand celui-ci, me pousse vers l'arrière et sans perdre une seconde, me retire mon haut. Je suis trop étourdi par l'excitation de Tom pour le faire moi-même. Ca ne nous aurait pas fait perdre beaucoup de temps. Mais, il n'y aura pas de longs préliminaires. Le baromètre d'excitation de Tom est déjà très haut. D'où, son immense envie de dormir avec moi, dont je ne comprends quand même pas la raison.

P a r t i e * 0 3
¯ ¯ ¯ ¯ ¯ ¯ ¯ ¯
Je ne crois m'être comporté différemment, aujourd'hui, par rapport à hier. Mais je peux très bien me tromper. Peut-être aussi ... que je me suis comporté différemment mais ... que je ne veux pas que ça arrive. En un mot, je suis ... plus sensible. Peut-être que mon jumeau l'a remarqué. Et ... peut-être que ça lui a plu.
Ma peau est brûlante à chaque endroit que les mains de mon frère ont caressé. Je ferme les yeux, et les miennes errent en bas de son dos. Nous dormons si souvent ensemble, nous nous donnons si souvent le prix de ce cette honte ... mais en même temps, notre connexion est si parfaite, qu'elle nous est devenue indispensable, comme l'air que nous respirons.
Une vague d'excitation s'empare de moi, alors que ses lèvres chaudes se posent sur un de mes tétons, qu'il commence à lécher tendrement. Je jette la tête en arrière, dans un coussin, et pousse un faible gémissement. Chacun de nous connaît les endroits sensibles de l'autre, chacun de nous sait ce que l'autre ressent. Cela fait déjà si longtemps que nous nous sommes fait confiance pour la première fois. Le désir était trop grand pour que, son envie de toujours placer la raison en tête, soit respectée cette fois.
Mes mains montent et descendent à plusieurs reprises, l'appuyant plus sur moi, le suppliant de me toucher plus. Et il continue. Une de ses mains consacre son attention à mon deuxième téton pour m'enfoncer de plus en plus loin dans l'envie de l'acte qui suivra, alors que ses lèvres s'acharnent encore plus, me faisant carrément frissonner. Mes jambes s'enroulent autour des hanches étroites de mon jumeau. Il sait que je le veux aussi. Mais je ne dois pas le lui dire ... Ses lèvres descendent délicatement le long de mon buste, s'arrêtent sur mon ventre qu'il couvre de baisers papillon affectueux.
En réagissant à ses caresses, mon corps se tord, se collant un peu plus contre Tom. Et je sens son membre dur se frotter au mien, qui n'est pas dans un meilleur état. Un gémissement synchrone s'enfuit d'entre nos lèvres et rempli l'espace de la pièce, en augmentant encore l'excitation. Impatient, je cherche à tâtons le bas du t-shirt XXL de Tom, que je lui retire en passant au-dessus de sa tête. Il reste un moment dans cette position, si bien que nous pouvons nous regarder profondément dans les yeux. Affection, confiance et honnêteté s'y reflètent.
Nous ne pourrons jamais nous mentir. Je sais qu'il me désire. Et je sais qu'il m'aime. Bien qu'il lui soit difficile de montrer ses sentiments et encore plus de me les avouer.
Ses mains se jettent sur son baggy et l'ouvrent en même temps qu'il se débarrasse de son boxer. Je me redresse, également, et pour ne pas perdre de temps, retire mes vêtements restants. Cette nuit il n'y aura pas eu de place pour les préliminaires. Bien que je sache que Tom les ferait si je le voulais. Parce qu'il prend toujours en considération mes choix.
Son corps nu, se heurte avidement au mien et me pousse dans les draps, avant de se presser avec impatience entre mes cuisses. Je m'enroule autour de sa taille solidement. Le gémissement que je lui arrache, me laisse frémissant.
C'est de l'amour pur. Pas une de ses One-Night qu'il avait encore récemment. C'est de la passion, pas une aventure sans lendemain. Ses frottements contre moi me force à aspirer plus d'air.
-« Tom ... »
Ce que, j'aurais en principe dit avec un érotisme étourdissant, est devenue un souffle presque aphone. Mais mon frère sait exactement ce qu'il faut faire. Comment pourrait-il ne pas savoir, alors que le même sang coule dans nos veines et que je suis son jumeau ? Il examine mon visage, et glisse deux doigts dans sa bouche, avant de me regarder à nouveau. Ma réponse est un geste simple : j'écarte encore plus les jambes, pour lui faciliter les choses.
Je ferme les yeux, et me détends. Il faut dire que je suis habitué à la procédure, et je pourrais très certainement m'en passer, mais Tom veut être sûr de ne pas me faire mal.
Je sens ses doigts appuyer tendrement contre mon entrée et l'un d'entre eux y pénétrer. Le sentiment m'est familier et j'adore, alors que le deuxième doigt suit. Il se retire une fois, ré entre, se retire de nouveau et s'enfonce en moi beaucoup plus profondément cette fois. Un gémissement quitte mes lèvres, mais Tom n'a visiblement pas l'intention de continuer et se retire, ce qui me montre à quel point j'ai besoin de lui.
Soudain, je sens son poids changer de place et je ne tarde pas à sentir son souffle chaud près de mon visage. Par réflexe, j'ouvre les yeux pour capturer son regard qui se trouve exactement au dessus de moi. Alors que je sens son sexe appuyer doucement sur mon intimité, les souvenirs de la veille me reviennent tout à coup, et il arrête brusquement son mouvement.
-« Qu'est-ce qu'il y a ? »
Il me faut un prétexte. Et vite !
-« Laisses moi te diriger okay ? »
Un froncement des sourcils suit cette demande soudaine sortie de ma bouche. Mais il me l'accorde et glisse en dessous à son tour, couché sur le lit en attendant. Je n'ai pas d'autre choix que de penser que c'est la façon dont Tom entre en moi qui a donné lieu à l'hémorragie et - si c'est possible et je l'espère - qu'en inversant la position ça n'arrive plus.
C'est la première fois qu'on adopte cette pose et je suis légèrement déconcerté, Tom s'en aperçoit car il pose ses mains sur mon visage et caresse mes joues.
-« Aies confiance en toi, ne t'inquiètes pas. »
J'acquiesce, en souriant après ces mots encourageants.
Les jambes tremblantes, je m'installe à genoux sur le bassin de Tom et le regarde, interrogatif. Il me regarde avec curiosité, attendant apparemment, la suite et voir comment je vais me débrouiller. Puisque je ne veux pas le décevoir, je prends mon courage à deux mains, et je glisse une main autour de son membre, pose la deuxième sur le lit, et laisse mon bassin tomber lentement sur celui-ci. Il commence à pénétrer en moi, et je pince les lèvres très fort pour réprimer mon gémissement. Je veux être dans la position parfaite pour que tout ce passe bien, et je ne peux donc pas me laisser aller d'un coup ... A mon soulagement, je sens tout à coup les mains de Tom se poser sur mes hanches et me diriger de façon à être dans la position que je recherchais ; exactement sur lui. Tom se crispe en sentant mon intimité chaude qui l'entoure désormais, et émets un gémissement réprimé.
-« Humm ... putain, c'est réussi ! »
Ca m'encourage à aller plus loin, je me laisse glisser jusqu'au bout, jusqu'à être carrément assis sur lui. Je m'aperçois tout à coup, que mon corps entier tremble devant autant d'excitation. Tom le remarque aussi. Ses mains glissent doucement de mes hanches à mon dos, pour me rassurer. Je reprends courage et commence à me déplacer sur lui. Le sentiment d'être enfin unis fait augmenter ma chaleur et mon souffle se fait saccadé.
Tom est encore plus excité que moi de cette nouvelle position, car il peut pénétrer beaucoup plus profondément en moi. Mon jumeau semble adorer même, car je sens ses mains s'agripper à nouveau à mes hanches, me faisant effectuer de lents mouvements de bassin au dessus de lui, pour que tout soit inoubliable.
Nos souffles sont plus forts et saccadés, la chaleur est étouffante, les choses s'estompent autour de nous au fur et à mesure que les flammes de la passion nous entourent. Mes mouvements sont de plus en plus violents et vigoureux. Je décide d'expérimenter quelque chose, en me cambrant encore plus dans la position verticale, mais sans arrêter mes vas et viens et j'entends mon frère gémir plus fort, ce que me conforte dans mon idée. Je vais de plus en plus vite et profondément, alors que Tom halète de plus en plus fort, mon envie bouillonne dans mon sang, et la sueur fait glisser mes mains que j'avais posées sur celles de mon frère.
Ici, tout devient si fou et impossible que nous devrions en mourir, mais nous ne le ferons pas parce que nous tenons mutuellement à la vie par tous les regards, tous les baisers, tous les contacts dont nous nous couvrons, dans cette société qui nous crachent dessus parce que nous ne nous adaptons pas à elle et c'est ainsi que nous lui montrons que nous la méprisons.
Les flammes, aussi chaude que la braise, consument nos corps emportés par l'ivresse de l'envie et nous poussons jusqu'au point culminant de notre rythme endiablé, nous laissant aller jusqu'au septième ciel, aux portes du paradis, le temps et l'espace n'existent plus.
Tom est le premier à se crisper entièrement en se déversant en moi, accompagnant cela d'un cri vibrant de plaisir.
La tension déclenche chez moi l'orgasme répondant, qui tombe sur moi comme une vague dans la tempête renverserait un bateau et un bien-être incroyable s'empare de chacune de mes cellules, jusqu'à la plus minuscule.
Je jette la tête en arrière, au moment où l'orgasme m'atteint, le nom de Tom sur mes lèvres pécheresses, et hurle enfin mon plaisir.
Quelques secondes plus tard, tout est calme.
Puis la vie reprend et je m'écroule sur Tom. Il m'entoure avec ses bras et me sert lentement contre lui. Je sens le battement de nos c½urs. Ils sont synchrones. Ils ne font qu'un.
Notre sueur se mélange et donne un parfum ensorcelant qui nous étourdit légèrement, et s'accorde tout à fait à notre souffle irrégulier. Un petit sourire se dessine sur mes lèvres et je me blottis encore plus contre mon frère.
Ca fait longtemps que je ne me suis pas senti aussi bien. Des moments comme celui-ci devraient durer éternellement.
Mais ce que nous faisons n'est même pas permis. Je n'ai pas le droit d'avoir un tel souhait. Alors j'évince mes pensées égoïstes et profite pleinement de ce moment d'amour présent. Un moment d'affection où personne ne peut nous embêter. Un moment d'amour qui n'a pas de place définie. Un moment de vie en couple avec Tom, et il n'y a pas de vie plus parfaite.
Tom m'arrache de mes rêveries et me ramène à la réalité.
-« Hey, tu dors déjà ? »
Je lève la tête et le regarde dans les yeux. Le sourire qui orne mes lèvres est sûrement le plus beau que j'aie jamais fait à Tom.
-« Non, comment je pourrais après une si belle expérience ? »
Tom rie silencieusement.
-« Oui, d'accord. Mais ça m'aurait embêté, vu que je suis encore ... tu sais ... »
Il m'indique nos corps, et je vire au rouge. Nous sommes encore liés. Il faut bien reconnaître que c'est extrêmement agréable. Mais je devrais penser à hier, et ne pas exagérer.
Donc, je me redresse péniblement et retire Tom de moi. Pas de sang. Soulagé, je respire à fond. Ca n'a pas recommencé et c'était, apparemment un événement exceptionnel.
Avec mes dernières forces, je me fais tomber à coté de Tom et tire la couverture sur moi avant de me blottir contre lui. Son visage montre à quel point il est épuisé, et je suppose que dans quelques minutes au plus tard, il se sera endormi mais il me sourit vaillamment.
-« Bonne nuit » dis-je en rigolant comme un gamin avant de l'embrasser brièvement. Il est presque trop paresseux pour répondre à ce geste.
-« Bonne nuit Billy » chuchote t-il, en remplacement, et il resserre ses bras autour de moi après avoir éteint la lumière.
A peine quelques secondes plus tard, sa respiration devient régulière.
Je ferme les yeux et passe ma journée en revue.
L'interview ennuyeuse de ce matin, qui ressemblait bien plus à un interrogatoire sur notre vie privée.
Puis les enregistrements, pendant lesquels nos regards n'ont cessé de se croiser, faisant battre mon c½ur plus fort chaque fois.
Et durant le dîner, ou nous avons fait du pied continuellement en nous souriant.
C'est comme ça qu'on sent l'Amour.
Mon battement de c½ur s'accélère à nouveau alors que le visage de Tom apparaît dans mon esprit, et m'accompagne dans des rêves où j'ai déjà créé le monde parfait dans lequel je voudrais vivre avec Lui.

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Voila le Chapitre O1!
Qu'en avez vous pensé ?
Merci à ceux qui parlent de la fic autour d'Eux.
Lykos est TROP heureuse xD
Cliquez Here Please !
C'est mon bêtisier X)
PS : J'ai adoré ce Lemon, il est vraiment sublime.


© Stern_*

# Posté le samedi 03 novembre 2007 16:38

Modifié le dimanche 06 juillet 2008 09:37

n# 02. Kιи∂ Dєя S¢нαи∂є - Chapitre 02

n# 02. Kιи∂ Dєя S¢нαи∂є - Chapitre 02
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P a r t i e * 0 1
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Il y a quelque chose de différent.
J'ouvre lentement les yeux. La lumière douce du matin tombe dans la pièce, légèrement bleue. Mes yeux s'y habituent plus vite qu'hier. Oui ... il y a ... quelque chose de différent, de changé. La respiration régulière à mes côtés me fait inévitablement tourner le regard.
Tom n'a pas quitté la chambre cette nuit. Il dort paisiblement, dos à moi, ses dreads éparpillés sur l'oreiller blanc. Sa bouche entrouverte, laisse parfois échapper un souffle plus bruyant que les autres.
Je le regarde, attendri. Alors c'est comme ça que ça pourrait être ... Chaque matin, je pourrais me réveiller à ses côtés, dans ce moment de calme magnifique ... Qu'est-ce que je donnerais pour pouvoir vivre ainsi, ne pas cacher notre relation ... Je vendrais mon âme pour ça.
Une de mes mains caressent affectueusement sa joue chaude alors que l'autre soutient ma tête. Je veux être à ses côtés jusqu'à notre mort. C'est dans des moments comme celui-ci que je comprends. Je comprends pourquoi cette vie remplie de jugement, cette vie de star ne m'a pas tué. Et pour lui, je lutterais contre cette injustice. Parce que je sais que mon frère me soutiendra toujours.
Mes doigts continuent leurs tendres caresses. Tom gémit de satisfaction pendant quelques secondes et se tait. Je souris involontairement, en sentant mes sentiments reprendre le dessus, répandre des milliers de papillons dans mon ventre, me montrant à quel point je suis amoureux de lui.
Tout à coup, il ouvre les yeux et se tourne un peu vers moi. Je lui adresse un sourire rayonnant.
-« Bonjour. » dis-je d'une voix éraillée, ce qui me vaut un sourire fatigué de sa part.
Son regard se pose sur la table de nuit, et je fais de même, curieux.
7h12.
En principe, c'est trop tôt pour se lever, mais le réveil aurait de toute façon sonné dans quelques minutes, puisqu'on a encore une interview ce matin.
-« Tu as bien dormi ? »
Il hoche la tête.
-« Oui et toi ? »
J'inspirais déjà, prêt à répondre, quand quelque chose me surprend, et que je n'avais jamais ressenti avant, disons pas dans ces circonstances.
Une nausée que je ne vais, je sens, pas pouvoir empêcher.
Mon frère qui attendait encore une réponse - et qui maintenant, vient d'écarquiller les yeux - mets prudemment sa main sur mon épaule.
-« Ca va ? Tu es vraiment pâle ... »
Je la sens remonter et je presse ma main devant ma bouche de peur de ne même pas arriver à la salle de bain, dans laquelle je me précipite en sautant quasiment du lit.
Je tombe à genoux avec violence, recrachant tout ce que mon estomac a pu contenir depuis hier. C'est à peine si j'ai eu le temps de maintenir mes cheveux en arrière, pour ne pas les salir. Le goût acide de chaque aliment que mon estomac contenait se répand dans ma bouche.
J'entends déjà les pas rapides de Tom, qui retentissent bientôt sur le carrelage. Il s'agenouille immédiatement à mes cotés et caresse mon dos. Je ne sens presque pas sa main. Je suis complètement étourdi par les vertiges, qui diminuent lentement.
-« Billy, est-ce que ça va ? »
Il est inquiet et sa voix est nerveuse. Il n'a jamais supporté que je sois malade. Et pourtant, il était toujours là, pour que je ne souffre pas tout seul. Quand il comprend que je ne lui répondrais sûrement pas, il me prend dans ses bras. C'est si bon. Sa chaleur. Les battements de son c½ur. Ses bras enlacés autour de moi avec tendresse. Je ferme les yeux, et l'enlace aussi avec faiblesse, la tête appuyée dans son cou chaud.
Je suis encore incapable de répondre et rassurer Tom.
Mais qu'est-ce que je dois lui dire ? Je ne sais pas moi-même ce qu'il m'arrive !
Les mots déformés de mon frère pénètrent dans mon esprit ... puis enfin, ils paraissent plus clairs.
-« Je suis là pour toi. »
Mais je sais grand frère. Tu as *toujours* été là pour moi. Même quand tout le monde se détournait de moi. Tu étais à mes côtés, m'as soutenu et aidé quand j'étais à terre.
Grâce à toutes ces jolies preuves d'amour, le calme revient petit à petit dans mon corps et je suis en mesure d'ouvrir les yeux, les plongeant dans ceux de Tom. Inquiétude, peur et compassion brillent dans ceux-ci, me rendant un peu ma confiance.
-« Ca va un peu mieux ? »
-« Mmh. »

Ses traits se détendent.
-« Tu veux que je t'apporte des médicaments pour ton ventre ? »
Je secoue la tête, exprimant ma négation.
-« Non, je me sens déjà mieux. Ca n'est pas la peine. »
Ils froncent les sourcils, ce qui me rappelle un détective cherchant le criminel, pensif. Il m'annonce :
-« Peut-être que ce que tu as mangé hier n'était pas bon ? »
-« Oui, peut-être. »

Je m'apprête à me redresser, Tom s'y prend plus rapidement, pour m'aider à me lever ensuite.
Mon regard tombe sur l'heure d'une horloge dans la salle de bains.
-« Tu devrais aller te préparer de ton côté, on a une interview toute à l'heure. »
Son regard proteste, mais il ne dit rien.
-« Tu peux venir me chercher après. »
Peut-être cela le convainc t-il ?
-« Okay, à très vite alors. »
Il hausse les sourcils aussi séducteurs que possible.
-« Et surtout ... restes-moi fidèle. »
Je ris, en secouant la tête. Et il disparaît de la salle de bains.
Puis, peu de temps après, c'est la porte de la chambre qui claque.
Depuis que nous sommes ensemble, nous devons nous montrer extrêmement prudent.
La moindre erreur pourrait se révéler fatale.
Mais que ne ferait-on pas pour un morceau de bonheur ?


P a r t i e * 0 2
¯ ¯ ¯ ¯ ¯ ¯ ¯ ¯
Je me débarrasse de mon boxer, et monte dans la cabine de douche. Maintenant, je n'ai, malheureusement, plus le temps de prendre un bain. Ma déception s'échappe par mes lèvres en un soupir. Quand je pense que les gens affirment que les Stars ont la belle vie. Ils n'ont aucune idée de ce que c'est. Avec l'eau chaude, mes dernières impressions de vertiges et la sensation désagréable de la nausée disparaissent enfin.
Environ une demi-heure plus tard, alors que je finissais de me sécher les cheveux, j'entends déjà frapper à la porte.
Je me hâte jusqu'à celle-ci, pour lui ouvrir, un grand sourire sur les lèvres. Cette fois, je l'avais déjà vu avant, et je ne me surprends pas de sa beauté.
-« Entre Tommi, je suis presque prêt. »
Je l'entends rire, moqueur, mais il répond volontiers à mon invitation, puisqu'il rentre.
Je me retire dans la salle de bains, pour donner un dernier coup de lisseur à mes cheveux, qui s'opposent au style du jour. Actuellement, je les lisse, et c'est vrai que c'est différent de mon autre coiffure où, on dirait que j'ai mis les doigts dans une prise de courant.
Quand je me regarde dans le miroir, mes longs cheveux lisses et le visage maquillé, je trouve que je ressemble vraiment à une femme. Ca fait presque un an, que je me suis mis à m'épiler les sourcils. Ma main erre sur les contours de mon visage, mon nez droit, et le long de mes grands yeux sombres.
Suis-je vraiment ... Moi ?
Mais, intérieurement, je connais déjà la réponse. Naturellement, je suis lui, celui qui est de l'autre coté du miroir. Oui, je suis lui, cette personne. Comme je parais tous les jours. Et comme j'influence les autres. Et si je parais androgyne, qui cela gène t-il ? Je me sens bien comme ça. J'aime mon style. Je ne pourrais pas vivre sans lui. Il fait partie de moi. C'est le miroir de mon âme.
Mes mains glissent sur mes flancs et atterrissent sur mes hanches.
Dans cette position, les signes de virilité sont à peine visibles, que ce soit par rapport aux muscles, ou à mon bassin bien plus étroit que mes épaules.
Est-ce que je suis fragile ? Je le parais du moins.
Suis-je gracieux ? Oui, certainement.
-« Tu es parfait. » me souffle la voix la plus familière que je connaisse, et je vois dans le miroir, à mon étonnement, que Tom se trouve juste derrière moi. Nous regardons nos reflets. Combien de temps ? Je n'en sais rien.
-« Tu trouves vraiment ? » dis-je, en rompant le silence gênant.
Tom dépose un baiser dans mon cou et passe ses bras autour de ma taille.
-« Oui, tu l'es. »
Ses mots sont à peine un chuchotement, rempli du respect qu'il porte à mon corps fragile.
Je lui souris à travers le miroir. Il répond timidement de la même façon. Ma main trouve sa joue derrière moi, et glisse dans son cou, qu'elle caresse.
-« Nous devrions petit-déjeuner, on aura plus le temps après. »
Ma phrase, qui aurait du être maladroite, se trouve finalement gracieuse dans ce moment magique que nous venons de partager. Mais mon frère sait qu'il est temps d'y aller.
-« Okay, on y va. »
Ses doigts s'entremêlent aux miens et nous quittons la pièce sur un petit nuage.

- - - - - - - - - - -

-« Et depuis combien de temps déjà, faites-vous de la musique ? »
La femme mâche nerveusement sa phrase, la trentaine, les cheveux blonds relevés et le tailleur noir. Elle tient un bloc-notes blanc avec sa main libre, nous pointant avec son stylo d'un air dédaigneux. Et une énième fois, depuis le début de l'interview, elle change sa jambe de coté, la croisant avec l'autre. Et ce sont toujours les mêmes questions posées.
Cette fois, c'est pour un magazine féminin étranger. Si je devais dire de quel pays il s'agit, je devrais mentir. En effet, je n'en sais strictement rien. Ca m'importe peu.
La voix de cette femme me fait saturer. Elle va au-delà de toute limite de douleur, c'est insupportable. On dirait un souris, dont le couinement serai énorme.
Je me penche en arrière dans le canapé en cuir. Je me sens mieux, pour répondre à ce, il me semble, inutile interrogatoire.
La question la plus attendue des fans, comme quoi nous sommes célibataires, et le 'oui' qui s'en suit a été posée. C'est maintenant le tour de celle qui déterminera notre type de fille, c'était à prévoir.
Les réponses des G's le sont aussi.
Seule celle de Tom ne l'est pas.
Les bras croisés sur sa poitrine, il prend un air aguicheur.
-« La fille de mes rêves devrait être plus jeune que moi. Je préfère les yeux et cheveux foncés. »
Je dois me reprendre pour ne pas le regarder avec un air suspect, en l'occurrence, avec un air ébahi. La femme note précisément sa réponse. Puis elle regarde au dessus de ses lunettes et demande :
-« Donc, du type méditerranéen, c'est bien ça ? »
Tous les regards, le mien en premier, se tournent vers Mister Macho, attendant sa réponse.
Il prend la question avec tranquillité et nie.
-« Nan, pas forcément. »
Je me jetterais bien à son cou et lui dirait très volontiers qu'il m'a rendu heureux. Mais bien sur, je ne le ferais pas.
La reporter se tourne vers moi à présent.
-« Et pour Toi ? Partages-tu les goûts de ton frère ? »
Maintenant, j'ai aussi envie de me jeter à son cou à elle, mais plutôt pour l'étrangler lentement. De telles personnes ne connaissent-elles pas le mot 'vie privée' ?
Si nous annonçons au monde, comment doit être la femme de nos rêves, alors dès demain des milliers de filles ressembleront en tout point à ce que les jumeaux Kaulitz veulent. C'est complètement absurde. Mais on doit se plier à toutes les questions de l'interview. Pour conserver notre image de marque.
Je prépare rapidement la réponse mentalement, alors que je croise les jambes, parce que je me sens plus à l'aise pour répondre à la question imbécile de la journaliste qui me regarde d'un air supérieur.




P a r t i e * 0 3
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-« Non absolument pas. Elle peut avoir les yeux foncés mais je préfère les cheveux clairs. »
Je voulais encore rajouter quelque chose mais, une nausée violente me prend à nouveau, et me coupe dans mon explication. En quelques secondes, tout remonte et c'est à peine si j'ai le temps de mettre ma main devant ma bouche, avec anticipation. Je saute sur mes jambes et regarde en arrière, désespéré. Où sont les toilettes putain ?!
Dieu soit loué, David se rend compte de la situation et m'indique fébrilement la porte.
-« Là-bas, première porte à droite ! »
Comment j'ai réussi à me retrouver dans les toilettes sans encombres, c'est un vrai mystère, mais j'y suis arrivé et j'ai vomis tout le contenu de mon estomac, y compris mon petit-déjeuner dans une espèce de bouillie très esthétique.
Quelques secondes plus tard, quelqu'un se précipite dans les toilettes également et je sais que c'est Tom. Personne d'autre ne pourrait être à mes cotés si rapidement dans une telle situation que lui. Je perçois déjà son odeur familière, mélange de son déo Axe au parfum Alaska et de sa propre odeur corporelle qui m'ensorcelle tant.
De longs doigts poussent mes cheveux en arrière et passent sur mon dos pour le caresser tendrement.
La nausée est repoussée par mon sentiment de sécurité assez rapidement. Le souffle de Tom, derrière moi, est irrégulier et rapide. Il se fait du souci. Et non sans raison. D'une part parce que c'est la deuxième fois que je vomis aujourd'hui, et d'autre part parce que j'ai toujours été plus facilement malade que lui. Ca l'a marqué. Et moi aussi.
Et il exprime cette peur avec son naturel protecteur envers moi. Il est toujours à mes cotés quand je vais mal. Autant, pour moi c'est un apaisement extraordinaire, autant pour lui cela doit être extrêmement crispant et peut-être même terrorisant. Il ne sait même probablement pas, la gratitude que je lui loue pour cette présence constante.
Par conséquent, je me tourne vers et lui offre un sourire fatigué, le visage pâle. Evidement, ça n'a pas l'effet souhaité. Tom conserve un air très inquiet, les lèvres serrées.
Je tente à nouveau de le rassurer.
-« Je me sens déjà mieux. »
Il ne me croit pas. Et la mine grave, il déclare :
-« Bill ... tu devrais peut-être voir un médecin. »
Je secoue la tête énergiquement, le regard noir. Il est hors de question que je m'abandonne à une blouse blanche. Je déteste médecins, hôpitaux, seringues et tout ce qui va avec.
-« C'est certainement un virus de gastro. Aucune raison de se précipiter chez un médecin pour si peu. »
Tom soupire, résigné. Il sait que je suis obstiné sur ce sujet. De plus, mon argumentation semble le convaincre un peu.
-« Okay, mais si demain ça ne va pas mieux, tu iras ? »
-« Oui, j'essaierais. »

Il ne semble pas tout à fait convaincu. Peu importe. Ma peur des trucs médicaux est trop forte. Et j'espère que je serais guéri au plus tard demain.
Même si, mon optimisme et mon espoir se font plus que ronger par les doutes en ce moment.

- - - - - - - - - - -

Le clair de lune blême s'introduit par la grande fenêtre, se mélangeant avec le blanc de la couverture de notre grand lit double, créant une lumière irréelle et éclatante. Les nuages passent devant celle-ci, dérangeant le spectacle lumineux par moment.
Pleine lune. Je ne peux tout simplement pas dormir cette nuit-là. Mais il n'y a pas que ça, qui me tient éveillé. Le sentiment est revenu. Cet instinct qui me dicte que quelque chose a changé. Mais je n'arrive pas à dire *qu'est-ce* qui est différent. Le pressentiment se limite à mon corps. Au plus exact, je ne peux donc pas réellement savoir ce que c'est.
Tom, lui, n'a pas ce problème. Très tranquillement et avec une respiration très régulière également, il m'a négligemment tourné le dos, et scie probablement toute une forêt.
Je l'envie quelques secondes, avant de détourner les yeux. Si je ne dormais pas deux fois moins bien pendant la pleine lune, j'aurais déjà abattu plus d'arbres que lui. Mais ce n'est pas le cas.
Je croise les bras derrière la tête et, avec un ennui profond, regarde le plafond s'éclairer plus à certains endroits que d'autres. Non, ce n'est réellement pas assez intéressant. Et c'est pourquoi, mes pensées dérivent inévitablement sur le sujet le plus désagréable de ma vie.
Ma relation avec mon frère jumeau.
J'ai déjà souvent pesé le pour et le contre. Mais il me reste tout de même un arrière-goût amer, pour le fait d'avoir choisi l'amour et le risque. Mais Dieu soit loué, mon corps met fin à cette réflexion qui risquait de devenir de plus en plus désagréable sous la forme ... d'un besoin.
Un besoin que je n'avais d'ailleurs, jamais éprouvé ainsi. Ma langue se glisse sur mes lèvres, cherchant sur celles-ci l'objet de mes désirs, or elle n'est pas prête de le trouver ici.
Car l'objet de mes désirs n'est autre que ... du fromage frais ?
Je roule les yeux intérieurement. Comment cet imbécile et bourreau de corps a-t-il pu trouver une stupidité de *fromage frais* pour me détourner de pensées aussi désagréables ?
Je ne peux m'empêcher de grogner, exprimant ma mauvaise humeur contre moi-même. Naturellement, trop silencieusement, pour réveiller cher monsieur mon frère bien aimé. Finalement, je m'enroule dans la couverture, couché sur le flanc, et ferme les yeux. Et cette fois-ci, ce n'est absolument pas mon frère qui m'occupe l'esprit.
Toujours cette chose.
Fromage frais. Quoi d'autre ?

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Franchement, autant cette fic
est extrêmement sérieuse, autant quand Lykos
introduit des termes comme le fameux "Déo Axe parfum Alaska"
J'me pète de rire devant mon ordi xD

Bêtiser : Here.

© Stern_*

# Posté le mercredi 07 novembre 2007 10:14

Modifié le dimanche 06 juillet 2008 09:38

n# 03. Kιи∂ Dєя S¢нαи∂є - Chapitre 03

n# 03. Kιи∂ Dєя S¢нαи∂є - Chapitre 03
____CHAPITRE_________________AHNUNG_________________3 Parties_________,__,_______They're______
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______,_03__+,_______________Pressentiment+____________.__Postées_:,____,____,_________Tired_+,____
____CHAPITRE_________________AHNUNG_______________.__Postées_:,_______,_,_________Tired__,+___

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P a r t i e * 0 1
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Un petit bruit lointain me tire de mon doux sommeil.
En premier lieu, je ne suis pas capable de l'identifier, à cause de ma désorientation du matin, mais je parviens à peu près à le situer. J'ouvre les yeux avec difficulté. Il est trop tôt pour faire travailler mon cerveau. Je tourne la tête automatiquement à mon coté, là où devrait se trouver mon frère, mais sa place est vide.
Avec toute la force et concentration mentale possible, j'arrive à deviner que Tom doit être dans la salle de bains entrain de se coiffer. Parfois je me demande d'où je tiens une si vive intelligence dès le réveil.
Maintenant, je dois affronter mon ennemi : le lever. Il le faut. Accepter la réflexion, et se réjouir d'être arrivé à un mental à peu près utilisable.
Mes mains commencent à frotter mes yeux et masser mes joues. Ca agit comme un vrai miracle. Le sang afflux dans les parties activées et ramène un peu de vie dans mon corps. Mais je suis encore trop paresseux pour me lever. Mon regard parcoure la pièce, se pose sur la lumière chaude matinale qui brille à travers la fenêtre et s'arrête enfin sur le réveil qui repose sur la table de nuit.
8h42
Ce matin on doit faire quelque chose ...
Une interview ? Non, on en a fait une hier. Une séance photos ? Oui, c'est ça.
La mauvaise humeur se fige sur mes lèvres. Pourquoi on doit faire des poses devant les appareils à ces heures là ? Quelle personne normale peut faire ça, sans trois tonnes de Makeup sur le visage ?
Je ressens la présence de mon frère dans la pièce et dirige le regard en conséquence. Il est dans l'encadrement de la porte de la salle de bains et me regarde en souriant.
-« Bonjour, petit frère. »
Il me vole mon premier sourire aujourd'hui.
-« 'Jour, grand frère. »
-« Bien dormi ? »
-« Bof. Et toi ? »
-« Pareil. J'ai encore rêvé. »

Je hoche la tête, intéressé. Mais je ne demande pas le contenu de son rêve. Tom ne se rappelle jamais de ce qu'il a rêvé. Je lui ai déjà demandé plusieurs fois. Mais j'aurais préféré ne jamais l'avoir fait, car ses rêves sont plutôt des cauchemars, quand il s'en rappelle. Qu'il s'agisse de formes noires qui le poursuivent, où de scènes où l'on découvrait notre amour interdit. Quoique, ces derniers ne sont pas forcement des cauchemars ...
L'idée de la séance photo en tant que motivation, j'essaie de me redresser. L'effet souhaité est obtenu, mais accompagné d'une nausée éminente qui est le précurseur d'un prochain vomissement. Je n'en crois pas mes yeux. Ce n'est pas vrai n'est-ce pas ? Mais, mon vertige étant de pire en pire je suppose que si, c'est vrai.
Maintenant, un bon conseil pour mon frère que je ne veux pas inquiéter.
-« Tommi ? »
-« Hm ? »
-« Vas-y déjà, je te suis, d'accord ? »

Heureusement, j'ai toujours les yeux fermés. Maintenant, je préfère ne pas voir son visage confus et interrogatif. Sinon, je devrais recommencer devant lui.
-« Euh ... okay, mais dépêches-toi. »
Je hoche doucement la tête mais apparemment trop vite pour mon ventre. Cinq secondes plus tard j'entends le bruit d'une porte qu'on ferme.
Presque une seconde trop tard. J'ouvre fébrilement les yeux et me précipite hors du lit, pour aller vider le contenu de mon estomac. Une fois cela fait, l'envie de vomir passe. Etourdi, je m'appuie contre les carreaux du mur de la salle de bain, et ferme les yeux.
Les points blancs dansent dans le noir. Mais le goût acide dans ma bouche me tire de cette contemplation, et relève mes paupières. Du temps pour me sentir mieux.
Mais qu'est-ce qu'il m'arrive bon sang ? Si j'avais une maladie intestinale, alors je serais constamment malade, et pas dans des intervalles incertains ...
Peut-être est-ce un virus ? On peut l'attraper plusieurs fois dans sa vie.
Et je dois sûrement l'avoir. Mais à cause de quoi ?
Confus, je vois des lignes blanches défiler dans la salle de bains.
Pourrait-il y avoir quelque chose auquel j'aurais été trop longtemps exposé ?
L'insécurité fait sa place en moi ainsi que les inquiétudes.
Une maladie de la muqueuse gastrique ? Ou peut-être ... une tumeur ? Ou pire ... une tumeur cancéreuse ? Non c'est impossible. Je sais que le cancer va toujours de pair avec les hémorragies. Et je n'ai pas vu de sang dans mes vomissements.
La raison me rappelle à l'ordre : 'cesse de chercher plus loin sur le sujet'. J'obéis sans difficultés. Trop réflexion n'est pas forcement bon.
Je me lève alors sur mes jambes tremblantes, m'essuie la bouche et vais me laver les dents. Le tout conclut par une bonne douche chaude et les vêtements de la journée.
Enfin, je me trouve dans la cafétéria. L'odeur du café et des petits pains me chauffe le c½ur et curieusement, aussi l'estomac.
Tom grimace contrairement à moi.
-« Tu as mis longtemps. »
-« Oui, j'ai aussi pris une douche. »
me défendais-je.
Mon regard parcoure le buffet. Pas de temps à perdre. Chaque fois que j'ai faim, ça me rend fou.
-« J'ai faim, où sont-ils installé ? »


P a r t i e * 0 2
¯ ¯ ¯ ¯ ¯ ¯ ¯ ¯
-« Tu veux dire : où, nous deux, sommes installés ? Les G's sont montés il y a dix minutes, David devait encore discuter avec eux. »
Il m'indique un endroit.
-« Pour en revenir à ta question : dans le coin, derrière. »
Un sourire s'épanoui sur mon visage. Il n' y a rien de meilleur qu'un petit-déjeuner seul à seul avec Tom. Je découvre les assiettes empilées joliment, mon appétit augmente et évince carrément l'envie d'une quelconque conversation.
-« On se voit à la table. »
Je laisse donc Tom, attrape une des assiettes, et pioche autour tous les assortiments qui me font envie sur le moment. Mon appétit va du sucré au salé. Dès que je m'assois à la table, je vois le regard étonné de mon frère devant mes acquisitions et je baisse les yeux sur ma nourriture.
Des concombres s'empilent à côté du Nutella, le jambon à côté de la confiture, le fromage à côté des raisins et ce n'est qu'une partie des bizarreries que j'ai ramené.
-« Ouah, tu as de l'appétit aujourd'hui p'tit frère. »
Dans la déclaration de Tom, il faut percevoir plus d'horreur que d'ironie, et je le pense également. Mais je n'ai aucune envie de répliquer ce matin, j'ai autre chose à faire.
-« Ce n'est pas comme ça que j'aurais compté les calories. »
Là il a juste.
-« Oui ... je sais. »
Plus mûr et intelligent, comme d'habitude, mon grand frère. Peu importe. Il est aussi plus âgé. De dix minutes seulement. Mais c'est suffisant pour qu'il soit toujours au dessus de moi. C'est ainsi.
Puisque mon discours est désormais terminé, je tartine un petit pain avec de la confiture et le dévore. Lorsque vient le fromage, je mors à pleines dents, bien entendu. Je ferme les yeux, en jouissant intérieurement face au goût doux et sucré. Rien ne vient plus de mon frère. Pas même le bruit de ses couverts dans l'assiette ou celui de la tasse qu'on pose sur le sous-verre. J'ouvre donc les yeux, irrité, pour connaître la raison de son silence. Son expression est confuse, il a les sourcils relevés et me regarde plutôt bizarrement. J'imite sa mimique.
-« Quoi ? »
-« Je ne sais pas comment te dire ça ... »
-« Fais vite s'teu plait, quand je parle, je ne mange pas. »

Avec toute l'irritation que j'ai mis dans ma phrase, il s'est arrêté de respirer - et moi aussi d'ailleurs - et je reprends mon souffle d'un coup. Désormais, quelques petites rides de réflexion ornent son visage, alors qu'il cherche ses mots.
-« Tu agis comme une femme enceinte qui souffre de faims dévorantes. »
La phrase était sûrement pensée comme une plaisanterie, mais le ton reprochant de sa voix me laisse pantois, la bouche ouverte, pendant un long moment.
-« ... très drôle, connard. » dis-je, en retrouvant ma voix, le premier choc passé.
Mon frère ne fait pas attention à l'insulte mais émet un petit rire.
-« Très bien. »
Je ne peux tout simplement pas être en colère contre lui. Ca ne se peut pas. Je réponds un peu plus silencieusement au rire de mon frère, pour lui montrer que je ne lui en veux pas. Je n'aurais, même si je voulais et pouvais, aucun temps pour une autre discussion. La faim est bien trop grande, trop forte, et mes envies sont ... concombres, confiture et fromage ?
Nan, ce ne sont pas des envies. Juste de l'appétit. Le terme 'envies', c'est pour les femmes enceintes.

- - - - - - - - - - -

Environ une heure et demie s'est écoulée. Nous sommes au studio photo. Cette fois-ci, le principe c'est l'Antiquité. De grandes affiches sont exposées et constituent le fond de nos photos. Dessus, sont dessinées des pyramides ... avec de la jungle, ce sont des pyramides Mayas et des sites célèbres. Nos tenues vont avec, le logo 'Army' brille en avant, mais seulement partiellement, et nous avons enfin, pour ma part j'ai des chaînes décorées avec des os d'animaux faites pour provoquer le spectateur. Le thème du shooting me semble intéressant, personnellement.
En tout cas, ça change des photos qu'on trouve dans tous les magazines pour jeunes. Qu'il s'agisse de rappeurs, de chanteurs, toujours accompagnés de jolies filles, qu'il s'agisse de simples portraits où les Stars sourient largement ou de Groupes qui adoptent des poses cool, ils sont toujours aimés par les lecteurs.
On peut se demander quel va être l'effet de ce thème avec nos fans.
Bien qu'il faille craindre que certaines filles se mettent à dire que nous sommes égyptiens d'origine ou que notre destination de vacance préférée soit le Pérou. Les Fans peuvent être étranges parfois.
Maintenant nous posons sur de grosses pierres, et la lumière nous éclairent de derrière, comme si le soleil se levait. Voluptueux, on s'étire devant les trois autres membres du groupe, et jette un regard innocent-séduisant à l'objectif. Ca rend les fans encore plus folles, elles nous ont 'angelisés'. Comme si nous ne le savions pas déjà.
Clic.
Le spectateur pensera que je ne demande qu'à être séduit.
C'est bête, si l'on tient compte du fait que j'ai déjà été séduit. Et ce, par la personne qui n'aurait jamais du me toucher. Ce que les autres ne savent pas. Mais vous n'avez pas la moindre idée de ce qui relie des jumeaux.
Je tourne un peu la tête de coté, l'appareil photo me prenant.
Clic.
Le photographe est okay.
-« Maintenant, les shootings seuls s'il vous plait. Le leader-chanteur d'abord. »
C'est clair. Enfin, maintenant je suis un peu habitué.
Les autres s'éloignent de la place. Tom reste à hauteur du photographe et me regarde avec curiosité.
Je peux être heureux, car Dieu seul sait combien l'amour que je vois dans ses yeux est profond.
Et je n'ai pas besoin de le regarder. Je le sais.
Notre lien est si fort que je peux le ressentir.


P a r t i e * 0 3
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-« S'il te plait, appuies-toi doucement sur la pierre de l'autre côté. »
Docilement et professionnellement, comme à mon habitude, j'obéis à l'instruction. Etant donné que la pierre est un peu plus basse que moi, je suis positionné avec le haut du corps un peu vers le bas. Et cela souligne mes fesses plus distinctement, et ça ne semble déranger personne.
Et encore moins mon frère, car il ricane convulsivement, essayant de s'arrêter. Sans succès. Heureusement, personne ne le remarque puisque toute l'attention est concentrée sur moi.
Clic.
Mon estomac grogne. J'ai encore faim, à mon grand étonnement. Comment est-ce possible ? Je change à nouveau de position, suivant l'instruction qui est cette fois, de me mettre à côté de la pierre.
Clic.
Les mots de Tom résonnent dans ma tête. C'est vrai que j'agis comme une femme enceinte avec des faims dévorantes. Cependant, je suis, cette fois, incapable de repousser le tout comme une plaisanterie ridicule. Elle est, tout à coup, beaucoup moins drôle.
Je me jette vite dans la prochaine position demandée, et ris intérieurement. Ais-je vraiment pensé que je me comportais comme une femme enceinte ? Ridicule.
Pour ne pas dire : totalement impossible.
Clic.
Pose suivante, j'acquiesce intérieurement. Mon frère est vraiment doué pour arriver à me faire croire n'importe quoi. Femme enceinte aux faims insatiables. Ah, vraiment ?
Clic.
Et une nouvelle pose que j'adopte docilement, appuyé sur la pierre et assis au sol. Mais, si on réfléchi bien, comment peut-on expliquer ces phases de faim insatiables ?
Un ulcère à l'estomac ne se manifeste pas avec des horaires si stricts. Et pas non plus, avec une grosse faim. La grippe et les troubles intestinaux tombent à l'eau pour les mêmes raisons.
Donc il reste ... je devrais rire de moi-même.
Merde, si quelqu'un pouvait voir le fil de mes pensées, il me ferait enfermer. C'est certain.
Clic.
-« Okay, terminé. Au suivant. »
Enfin, je m'éloigne du feu des projecteurs, alors que Tom - puisque c'est son tour de shooting seul - s'en approche, grimaçant contre cette punition. Je m'arrête derrière tous les autres et m'appuie contre le mur, les bras croisés. Je n'ai pas envie de regarder mon frère chéri poser devant l'objectif. Je suis trop distrait par ces pensées vénéneuses qui se répandent comme la peste dans mes cellules cérébrales et contaminent, sans réelles chances de guérison.
La conclusion est absolument absurde.
Je devrais cesser d'y penser, tout simplement. Oui je devrais, de toute façon c'est de la folie pure.
Les hommes ne peuvent pas être enceintes. Peut-être que certains gars, ont des faims de ce type à cause du stress. C'est possible et compréhensible.
Mais une voix chuchote dans mon esprit, que cela n'explique pas pourquoi je vomis le matin.
Ca ne sert à rien. Mon cerveau continue de chercher des idées. Mes mains se posent sur mes tempes comme si elles voulaient saisir mes pensées et les jeter hors de ma tête qui s'embrouille et s'enfonce de plus en plus. Le clic incessant de l'appareil photo n'arrange pas les choses.
-« Tu as de la migraine ? »
La voix de Georg me ramène à la réalité.
Avant que je ne réponde, l'attention de Gustav se porte sur moi également, et il ricane largement. On peut très bien voir qu'il a une blague au bout des lèvres. Ses sourcils sont remontés et en effet ses yeux brillent d'une lueur maligne.
-« Eh bien, féminin comme notre Bill devient, ça pourrait arriver plus fréquemment, et peut-être même pire que des maux de tête. »
Les deux éclatent de rire, et n'ont aucune idée de ce que cette phrase rajoute à mes pensées précédentes, et je ne peux même pas leur sourire.
Je deviens plus féminin.
Je. Deviens. Plus. Féminin.
-« Je sors un peu, j'étouffe ici. »
Je laisse mes amis ahuris, Tom n'a rien vu, et heureusement.
Une fois dehors, je prends trois grandes respirations, pour rafraîchir mes pensées avec l'air matinal automnal.
Alors, je tente de ranger tous les événements qui sont arrivés ces temps-ci.
Premièrement : j'ai pleuré un matin. Et sans raison.
Deuxièmement : j'ai des humeurs changeantes que je n'avais jamais eues.
Troisièmement : j'ai vomis deux matins consécutifs.
Quatrièmement : j'ai des faims de sucré et salé simultanées.
Cinquièmement : je me montre plus féminin d'après mes proches.
Sixièmement, septièmement et autres, je ne veux même pas y penser.
Quelle connerie. C'est absurde. Jamais une pensée aussi stupide ne m'avait traversé l'esprit. Je secoue la tête encore et encore, regrettant déjà les pensées que j'avais tissées. Ce que j'ai pensé ne va pas du tout avec ce qui se passe à l'extérieur de ma tête. Où je sais que ce n'est pas vrai, que ça ne *peut* pas être vrai.
Je suis un gars. Je suis un homme. Des hommes ont aussi des faims insatiables. Et des hommes pleurent. Des hommes ont même des sautes d'humeur aussi.
De toute la force que je peux employer, j'essaie de contester le poison qui s'infiltre dans mes pensées et le contraindre à la capitulation.
Je veux qu'il disparaisse pour toujours.
Je me fais croire avec obstination que je ne suis pas différent des autres hommes.
Enfin, il vient une trêve, un accord. Pour l'instant.


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Voilà la suite =)
Il faut que veniez regarder un peu sur ce lien pour lire une bonne fiction =D
Elle est traduite par Elle, et c'est une fiction de Paiyatamu une amie de Lykos.
L'histoire commence un peu pareil (c'est Lykos qui a copié xD) mais elle
est totalement différente ensuite. Même un peu trop !
Sinon, que pensez vous de ça ?

© Stern_*

Si vous ne voyez pas le lien pour la page 2, cliquez ici.

# Posté le samedi 10 novembre 2007 18:58

Modifié le dimanche 06 juillet 2008 09:39