____CHAPITRE_______________SCHÖPFUNG_________________3 Parties_________,__,______Zimmer_________CHAPITRE_______________SCHÖPFUNG_________________3 Parties___________,,______Zimmer___________,_01__+,_________________Création___+,_____________.__Postées_:,____,____,_________483___,_______CHAPITRE_______________SCHÖPFUNG_______________.__Postées_:,_______,_,_________483___,___¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯P a r t i e * 0 1
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Une douce chanson m'arrache de mon sommeil, du monde que mon subconscient avait créé et où, Tom et moi vivions heureux sans nous cacher. Les gens ne désapprouvaient pas notre relation, et ne posaient pas de regards sévères sur nous. Les paroles de cette chanson entrent en moi, appliquent sur mon âme un baume et atténuent mes tristes pensées.
I wanna grow old with you,
Je voudrais vieillir avec Toi
I wanna die lying in your arms,
Je voudrais mourir dans tes bras
I wanna grow old with you.
Je voudrais vieillir avec Toi
I wanna be looking in your eyes,
Je voudrais être entrain de regarder dans tes yeux
I wanna be there for you,
Je voudrais être là pour Toi
Sharing everything you do,
Partager tout ce que tu fais
I wanna grow old with you.
Je voudrais vieillir avec Toi.
Mes yeux, remplis de mélancolie, s'ouvrent et s'habituent difficilement à la lumière de la pièce.
Oui c'est ça que je veux. Je veux vieillir avec lui. Je veux mourir avec lui.
Je veux passer le reste de ma vie à ses côtés.
Péniblement, je me redresse. A peine ais-je adopté la position verticale, que je les sens monter irrésistiblement, issue de mes tristes résolutions, je les sens me glisser sur les joues : des larmes. Je viens tout juste de me réveiller ! A moins, que je ne sois encore entrain de rêver ?
Je commence à me moquer de moi-même, m'insulter intérieurement de pleurnicheur. Pire, comme une pauvre petite fille. Et ma raison me dicte d'arrêter. Mais ... je ne peux pas ... au contraire. L'écoulement de mes larmes devient de plus en plus fort. Je me mets à sangloter. Mes mains, prises de tremblements convulsifs, se posent sur mon visage mouillé.
Je pleure, et pleure encore. C'est ... libérateur. Ca me fait du bien. A chaque sanglot que j'émets, chaque larme que je verse, je me sens un peu mieux. Je pleure, et pas seulement à cause da la chanson et de mes pensées à propos de Tom et notre amour interdit ; non je ... pleure sans vraiment savoir pourquoi ... C'est comme si une charge c'était accumulée dans mon âme pendant si longtemps qu'elle devait sortir maintenant.
Puis, après ce qu'il me semble avoir été un long moment, et que la dernière larme soit tombée, je me relève et me sens ... perdu dans la pièce. Car je viens de pleurer comme une fille à un chagrin d'amour.
Quelqu'un s'est trompé dans le scénario ?!
Est-ce normal de pleurer pour quelques paroles d'une chanson ?
Peut-être en tant que femme.
Mais ... pas en tant que *gars* !
Je secoue rapidement la tête en fronçant les sourcils, espérant chasser cette sensation désagréable. Je ris doucement, me moquant de moi-même, et réalise que je ne suis pas prêt. Pour ne pas continuer non plus, à me poser des questions sur mon étrange réaction du matin, je quitte le lit chaud qui contraste fortement avec le froid que je sens sous mes pieds en me dirigeant vers la salle de bains. Je viens d'y entrer et le souvenir de ce qui s'y est passé hier soir chasse toutes mes pensées et la mélancolie restante.
J'ai saigné du bas-ventre. Et ce n'était pas une petite hémorragie. Nom de Dieu !
Mes mains trouvent toutes seules le chemin de mon pantalon et y pénètrent et l'abaisse pour s'assurer que l'hémorragie n'aie pas recommencé. Les seules petites taches rouge foncé qui s'y trouvent font repartir mon c½ur à un rythme normal. Ça n'a pas continué. Dieu soit loué.
Je suis rassuré. Certes, rien ne dit que ça ne va pas recommencer, mais pour l'instant, le problème d'hier soir reste unique. La peur qui avait coupé ma respiration, la libère. L'hémorragie a cessé et c'est le plus important. Ça c'est certain. Pourtant ce n'est pas une réflexion des plus prudentes mais je ne veux plus y penser.
Au lieu de ça, je me plonge dans mon rituel d'hygiène quotidien, qui dure environ une demie heure, pour me montrer à mon avantage, enfin, fidèle à mon image habituelle. Encore un sourire au joli garçon de l'autre côté de la glace, et je commence le chemin qui me conduit en bas de l'hôtel.
Au réfectoire.
Alors que j'ai atteint mon but, je parcoure la foule de clients des yeux, jusqu'à reconnaître deux visages au loin.
Quelques mètres après, je me retrouve devant la table que les G's se sont provisoirement attribué.
-« Salut vous deux. »
Ils relèvent le visage au même moment.
-« Salut vieux » dit Georg, avec un air malicieux.
Gustav rajoute un 'Bonjour' à leur salutation.
Avant de leur avoir demandé comment ils allaient, une autre question me brûle les lèvres.
-« Avez-vous déjà vu Tom ? »
Gusti secoue sa chevelure blonde en signe de négation.
-« Non, il dort encore, sûrement. »
Maudit soit Tom et son penchant pour les grasses mat'. Peut-être qu'être en compétition avec le temps, n'est pas une bonne idée. En plus, on a une interview aujourd'hui. Classe.
Je roule théâtralement les yeux.
-« Je vais le réveiller. »
Un grand sourire se dessine sur leurs visages.
Je réponds à ça ... en tirant la langue.
-« Salop. » dit Georg.
-« Poursuis moi en justice ... » répondis-je.
Ils savent bien que je ne suis pas le premier qui dira non à une grasse mat'. Mais, de toute façon, je n'arrive pas à m'engueuler longtemps avec eux. Ils font partie de notre vie à Tom et moi.
Je me dirige avec détermination vers l'ascenseur qui m'emmène à notre étage.
Je m'arrête devant la porte de la chambre de Tom.
Réveiller Tom n'est pas une mince affaire ... Non, réveiller Tom n'*était* pas une mince affaire.
Depuis que nous sommes ensemble, il s'arrache du lit. Ca vaut mieux pour lui.
Mes ongles peuvent faire très mal et il le sait.
Je frappe à la porte de lourds coups, pour être sûr qu'il m'entende.
-« Tommi ? C'est Bill. Tu es réveillé ? »
Environ trois secondes plus tard, la porte s'ouvre sur mon grand frère plus que resplendissant.
-« Bonjour p'tit frère. »
-« Bonjour ... euh ... je pensais que tu te réveillerais plus tard. »
-« Nan ... enfin on peut dire ça comme ça. Je me suis tourné et retourné dans le lit, jusqu'à ce que le réveil sonne une deuxième fois. »
J'acquiesce brièvement.
-« Heureusement que tu es réveillé. On a une interview ce matin. Et faut pas oublier le shooting de cette aprèm. »
Tom approuve avec négligence.
-« Oui oui, je sais mais ... dis donc, tu te sens bien ? Tu es si pâle. »
Irrité, je le regarde m'examiner. Ses yeux parcourent mon corps et mon visage avec précision, pour finir par se replanter dans mon regard, profondément. Mon c½ur se met à battre plus fort, au souvenir d'hier.
-« Je suis juste ... un peu fatigué. »
Mon jumeau ne répond rien mais à la façon qu'il a de froncer les sourcils, je sais qu'il ne me croit pas. Peu importe. Je ne peux pas lui parler de l'hémorragie. Si je le faisais, il ferait plus que froncer les sourcils, et ce serait dévastateur. Je décide de détourner la conversation.
-« Eh, tu veux continuer de fixer de l'air ou tu viens avec moi ? »
Je chasse le méchant reproche que je viens de faire avec un doux sourire.
Mon frère répond :
-« Très bien, allons-y. »
P a r t i e * 0 2
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Nous sommes assis en demi-cercle, devant des micros, de lourds casques posés sur les oreilles. Entourés de murs blancs, fades et insonorisés. Comme dans une prison. Enfin seulement presque, heureusement. Nous enregistrons notre album anglais actuellement, afin de percer dans le monde entier. C'est notre plus grand rêve. Et pour cela, il faut travailler dur. C'est le côté sombre de la gloire. Mais je ne veux pas penser à ce coté là.
Pour le moment, nous sommes sur In die Nacht. Je ne pense donc, qu'à Tom. Nos regards se rencontrent inévitablement. En anglais, la chanson ne ressort pas si bien qu'en Allemand.
Je chante en anglais mais, alors que mon regard fond dans celui de Tom, je ne pense qu'aux paroles écrites dans notre langue maternelle.
In mir wird es langsam kalt
Tout se glace lentement en moi
Wie lang könn' wir beide hier noch sein?
Comment pouvons-nous encore être ici tous les deux ?
Bleib' hier, die Schatten woll' mich hol'n
Ici tous les deux, les ombres veulent m'emporter
Doch wenn wir gehen
Mais si nous y allons
Dann geh'n wir nur zu zweit
Allons-y seulement à deux
Du bist alles was ich bin
Tu es tout ce que je suis
Und alles was durch meine Adern fließt
Et tout ce qui coule dans mes veines
Immer werden wir uns tragen
Nous nous soutiendrons toujours
Egal wohin wir fall'n
Même là ou nous chuterons
Egal wie tief
Peu importe la profondeur
Ich will da nicht allein sein
Je ne veux pas être seul ici
Lass' uns gemeisam
Restons ensemble
In die Nacht
Dans la nuit
Irgendwann wird es zeit sein
Nous aurons le temps
Lass' uns gemeisam
Restons ensemble
In die Nacht
Dans la nuit.
La prise est bonne et la chanson finie, mais Tom et moi nous regardons encore. Nous ne nous sommes pas quitté des yeux une seule fois. Ce n'est pas la première fois qu'on se regarde comme ça, mais aujourd'hui c'est beaucoup plus intense. Les yeux de Tom brûlent d'envie. Il me veut. Plus que jamais. Peut-être parce que, comme moi, il sait combien cette chanson compte. Peut-être mais ... il y a autre chose, je ne sais pas ce que c'est.
Georg dérange notre admiration mutuelle.
-« Hey mec ! On a enfin fini les enregistrements. Alors, j'ai pensé qu'aujourd'hui on pourrait...ne rien faire du tout ? »
Sa tirade rancunière récolte l'approbation générale.
David ricane, moqueur.
-« Mon Dieu, si jeunes et déjà fatigués ... »
Et il rajoute un air qui exprime bien le fait qu'il se sent incompris. Mais tout le monde s'en fiche. Qu'il balance des vannes.
Tom n'a apparemment pas envie de bavarder. D'un geste impatient, il arrache son casque, repose sa guitare et fait les premiers pas en direction de la sortie.
-« C'est bon, on y va. »
Tous le regardent avec étonnement, sauf moi. Gustav lève un sourcil qui lui donne un regard intelligent.
-« Eh vieux, ta femme t'attend ou quoi ? »
Georg éclate de rire et rajoute :
-« J'aimerais bien voir ça ! »
Bien que leurs mots ne soient pas réellement méchants, ce sont milles couteaux qui percent mon c½ur. C'est vrai, en principe Tom pourrait très bien avoir rendez-vous avec une jolie fille, sans se préoccuper de sa vie sexuelle. Il pourrait paraître en public avec elle sans que personne ne les juge, sans avoir peur des moqueries. Plus j'y pense et plus je me dis que je suis indigne de lui. Mais alors, je me souviens de son amour non feint, de ses regards, de ses caresses si douces et je sais que je ne le suis pas ; je ne suis pas indigne de son amour.
Je me lève et me rapproche de Tom, puis regarde l'assistance.
-« Il a raison, rester ici sans rien faire, c'est du temps perdu. »
Nos regards se croisent et je vois la gratitude dans les yeux bruns de mon frère. Gustav roule les yeux.
-« D'après moi, y'a pas vraiment besoin de stresser, mais allons-y. »
David soupire presque théâtralement.
C'est vrai qu'avec une bande telle que la notre, il faut des nerfs d'aciers. Mais il les a.
Ça doit être son plaisir perso.
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21h24.
Je lève les yeux de la montre de Tom et regarde mon assiette. Je sais très bien qu'à cette heure là, il ne faudrait pas manger beaucoup pour être sûr de bien dormir. Mais quand je vois ce pudding, toutes mes bonnes résolutions s'envolent, parce que mes envies de sucreries sont souvent insupportables. Et aujourd'hui, au niveau sucre, je suis intenable. Peut-être à cause du stress.
Et puis, ce matin entre les interviews et enregistrements, on a pas eu assez de temps pour avoir un repas convenable. Mon corps décide tout seul, de porter la cuillère à ma bouche. Et quand je sens le goût si sucré et bon se répandre sur mon palais, je sais qu'il a bien fait. Je sens le tout glisser en bas comme de l'huile. J'aimerais presque dire que c'est une drogue, qui m'est indispensable pour pouvoir bouger.
Un léger coup de pied sur mon tibia m'arrache de mes pensées sucrées, et je n'ai pas besoin de regarder sous la table pour savoir qui réclame mon attention. Je tourne la tête, et plonge mes yeux dans ceux de mon frère. Il hausse interrogativement les sourcils. Et avec un petit geste du doigt, il m'indique qu'il voudrait qu'on monte - et bien sûr, *avec* moi mais *sans* les G's.
Je réponds, en montrant mon assiette du doigt, que je n'ai pas tout à fait fini mon dessert, ce qui me vaut un roulement des yeux impatient de mon jumeau.
Je me dépêche de finir, et pose ma main sur sa cuisse en faisant attention que les deux autres ne s'en aperçoivent pas. Heureusement, ils sont plongés dans un sujet vital et passionnant :
Seins - siliconés un avantage ou non ?
Je les plains intérieurement. Ils ont franchement, autre chose à penser que ce que Dieu a offert aux femmes à leur création et leurs préférences sur le sujet. Etant donné que je n'ai pas réellement envie de suivre cette discussion, et que Tom est si impatient qu'il tambourine des doigts sur la table ; je lève mon magnifique corps de la chaise, suivi de près par mon frère chéri qui fait de même, beaucoup plus rapidement.
-« Amusez-vous bien avec votre conversation sur le phénomène 'poitrine'. Tom et moi, on va regarder des DVDs. »
Ils lèvent les yeux, mais c'est à peine si ils nous voient.
Apparemment, la conversation ne devait pas être interrompue ...
Tom pose sa main dans mon dos et me pousse prudemment en direction de l'ascenseur.
On dirait qu'il est tendu ...
Après quelques mètres, son doigt presse le bouton de l'ascenseur, pressé, et son regard exprime bien un : 'Ca peut pas aller plus vite, putain ?!'.
Je dois sourire involontairement. Mon grand frère n'a jamais été des plus patients.
Comme si, celui-ci avait pitié de nous, l'ascenseur nous ouvre ses portes pour les refermer après notre entrée.
-« Heureusement, nous sommes seuls. » dis-je.
Je souris, détendu. Mais aucune réponse ne me parvient, et je regarde, perplexe, dans la direction de Tom dont le regard suspect et insistant me traverse totalement. Je veux dire quelque chose, mais finalement, je crois que ce n'est pas une très bonne idée.
Alors, on se tait, et on fait comme si Tom n'avait pas ce regard perçant ... Mais ce n'est, apparemment, pas dans les idées de Tom de détourner les yeux.
Heureusement la porte métallique s'ouvre, et je sors de l'ascenseur en premier.
-« Bien, Tommi, que ... ? »
Je n'ai pas le temps d'aller plus loin, mon frère vient de saisir mon poignet fermement, et il me traîne jusqu'à la chambre 483, que nous nous sommes partagé déjà une fois.
Il fouille fébrilement, avec sa main libre, dans ses poches de baggy trop grandes et fini par trouver son bonheur dans la Key-card qui permet d'ouvrir la porte, ce qu'il fait à toute vitesse. La porte s'ouvre avec un craquement sonore. Je n'ai même pas le temps de protester devant sa manière plutôt ... hum, crue de faire que Tom me pousse dans la chambre après avoir jeté un dernier regard méfiant dans le couloir, et claque la porte.
Ensuite, mon corps parfait se fait plaquer sur la porte sans douceur, et mon halètement est stoppé par un baiser qui joue avec mes lèvres presque brutalement et ne tolère, visiblement, aucune résistance.
Je cède donc, aux lèvres exigeantes de mon jumeau et ferme les yeux pour m'enfoncer dans le brouillard de passion qui me prend à nouveau, que je le veuille ou non. Ses mains se posent sur mes hanches, qu'elles caressent avec amour et massent. Tout s'est passé si vite que ça me parait presque irréel, mais il y a tellement de passion que ça ne peut être que vrai. Les lèvres chaudes de Tom s'entrouvrent rapidement, et sa langue vient se poser sur les miennes dont l'entrée lui est accordée sans aucune résistance. Une danse pleine de tendresse commence entre nos langues.
Nos mains trouvent le chemin de nos dos, de nos hanches mais ne s'y arrêtent pas, continuant infatigablement leur parcours sur nos corps. Mais, mon frère est si collé à moi, que je sens mes genoux défaillir, et mon c½ur s'emballer. Il est plus exigeant que jamais ce soir, et je n'ai pas besoin d'être devin pour savoir ce qui le motive et comment tout ça va finir ... malgré tout, je préfère jouer la carte de la prudence.
-« Tu es sauvage aujourd'hui ... »
Ma phrase se perd comme un souffle entre nos lèvres.
-« Je veux dormir avec toi cette nuit. »
Sa réponse plus qu'intransigeante, crée une tension palpable dans l'air qui nous entoure. De toute façon, je ne suis pas vraiment contre le fait de dormir avec lui. Au contraire. Je ne veux être qu'avec lui, ce soir. Nos baisers deviennent encore plus violents et intenses, remplis de promesses. Nos mains perdent le contrôle, et nos corps sont de plus en plus proches, provoquant des frottements qui font bouillonner le sang dans nos veines d'une chaleur vive. Nos halètements remplissent la pièce, accompagnés de soupirs que nous échangeons.
Tom attrape ma main, et me dirige vers le grand lit double. Je le suis, sans opposer aucune résistance, et sans même interrompre notre baiser. J'ai trop envie d'être uni avec lui. Je sens toute l'impatience de mon frère quand celui-ci, me pousse vers l'arrière et sans perdre une seconde, me retire mon haut. Je suis trop étourdi par l'excitation de Tom pour le faire moi-même. Ca ne nous aurait pas fait perdre beaucoup de temps. Mais, il n'y aura pas de longs préliminaires. Le baromètre d'excitation de Tom est déjà très haut. D'où, son immense envie de dormir avec moi, dont je ne comprends quand même pas la raison.
P a r t i e * 0 3
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Je ne crois m'être comporté différemment, aujourd'hui, par rapport à hier. Mais je peux très bien me tromper. Peut-être aussi ... que je me suis comporté différemment mais ... que je ne veux pas que ça arrive. En un mot, je suis ... plus sensible. Peut-être que mon jumeau l'a remarqué. Et ... peut-être que ça lui a plu.
Ma peau est brûlante à chaque endroit que les mains de mon frère ont caressé. Je ferme les yeux, et les miennes errent en bas de son dos. Nous dormons si souvent ensemble, nous nous donnons si souvent le prix de ce cette honte ... mais en même temps, notre connexion est si parfaite, qu'elle nous est devenue indispensable, comme l'air que nous respirons.
Une vague d'excitation s'empare de moi, alors que ses lèvres chaudes se posent sur un de mes tétons, qu'il commence à lécher tendrement. Je jette la tête en arrière, dans un coussin, et pousse un faible gémissement. Chacun de nous connaît les endroits sensibles de l'autre, chacun de nous sait ce que l'autre ressent. Cela fait déjà si longtemps que nous nous sommes fait confiance pour la première fois. Le désir était trop grand pour que, son envie de toujours placer la raison en tête, soit respectée cette fois.
Mes mains montent et descendent à plusieurs reprises, l'appuyant plus sur moi, le suppliant de me toucher plus. Et il continue. Une de ses mains consacre son attention à mon deuxième téton pour m'enfoncer de plus en plus loin dans l'envie de l'acte qui suivra, alors que ses lèvres s'acharnent encore plus, me faisant carrément frissonner. Mes jambes s'enroulent autour des hanches étroites de mon jumeau. Il sait que je le veux aussi. Mais je ne dois pas le lui dire ... Ses lèvres descendent délicatement le long de mon buste, s'arrêtent sur mon ventre qu'il couvre de baisers papillon affectueux.
En réagissant à ses caresses, mon corps se tord, se collant un peu plus contre Tom. Et je sens son membre dur se frotter au mien, qui n'est pas dans un meilleur état. Un gémissement synchrone s'enfuit d'entre nos lèvres et rempli l'espace de la pièce, en augmentant encore l'excitation. Impatient, je cherche à tâtons le bas du t-shirt XXL de Tom, que je lui retire en passant au-dessus de sa tête. Il reste un moment dans cette position, si bien que nous pouvons nous regarder profondément dans les yeux. Affection, confiance et honnêteté s'y reflètent.
Nous ne pourrons jamais nous mentir. Je sais qu'il me désire. Et je sais qu'il m'aime. Bien qu'il lui soit difficile de montrer ses sentiments et encore plus de me les avouer.
Ses mains se jettent sur son baggy et l'ouvrent en même temps qu'il se débarrasse de son boxer. Je me redresse, également, et pour ne pas perdre de temps, retire mes vêtements restants. Cette nuit il n'y aura pas eu de place pour les préliminaires. Bien que je sache que Tom les ferait si je le voulais. Parce qu'il prend toujours en considération mes choix.
Son corps nu, se heurte avidement au mien et me pousse dans les draps, avant de se presser avec impatience entre mes cuisses. Je m'enroule autour de sa taille solidement. Le gémissement que je lui arrache, me laisse frémissant.
C'est de l'amour pur. Pas une de ses One-Night qu'il avait encore récemment. C'est de la passion, pas une aventure sans lendemain. Ses frottements contre moi me force à aspirer plus d'air.
-« Tom ... »
Ce que, j'aurais en principe dit avec un érotisme étourdissant, est devenue un souffle presque aphone. Mais mon frère sait exactement ce qu'il faut faire. Comment pourrait-il ne pas savoir, alors que le même sang coule dans nos veines et que je suis son jumeau ? Il examine mon visage, et glisse deux doigts dans sa bouche, avant de me regarder à nouveau. Ma réponse est un geste simple : j'écarte encore plus les jambes, pour lui faciliter les choses.
Je ferme les yeux, et me détends. Il faut dire que je suis habitué à la procédure, et je pourrais très certainement m'en passer, mais Tom veut être sûr de ne pas me faire mal.
Je sens ses doigts appuyer tendrement contre mon entrée et l'un d'entre eux y pénétrer. Le sentiment m'est familier et j'adore, alors que le deuxième doigt suit. Il se retire une fois, ré entre, se retire de nouveau et s'enfonce en moi beaucoup plus profondément cette fois. Un gémissement quitte mes lèvres, mais Tom n'a visiblement pas l'intention de continuer et se retire, ce qui me montre à quel point j'ai besoin de lui.
Soudain, je sens son poids changer de place et je ne tarde pas à sentir son souffle chaud près de mon visage. Par réflexe, j'ouvre les yeux pour capturer son regard qui se trouve exactement au dessus de moi. Alors que je sens son sexe appuyer doucement sur mon intimité, les souvenirs de la veille me reviennent tout à coup, et il arrête brusquement son mouvement.
-« Qu'est-ce qu'il y a ? »
Il me faut un prétexte. Et vite !
-« Laisses moi te diriger okay ? »
Un froncement des sourcils suit cette demande soudaine sortie de ma bouche. Mais il me l'accorde et glisse en dessous à son tour, couché sur le lit en attendant. Je n'ai pas d'autre choix que de penser que c'est la façon dont Tom entre en moi qui a donné lieu à l'hémorragie et - si c'est possible et je l'espère - qu'en inversant la position ça n'arrive plus.
C'est la première fois qu'on adopte cette pose et je suis légèrement déconcerté, Tom s'en aperçoit car il pose ses mains sur mon visage et caresse mes joues.
-« Aies confiance en toi, ne t'inquiètes pas. »
J'acquiesce, en souriant après ces mots encourageants.
Les jambes tremblantes, je m'installe à genoux sur le bassin de Tom et le regarde, interrogatif. Il me regarde avec curiosité, attendant apparemment, la suite et voir comment je vais me débrouiller. Puisque je ne veux pas le décevoir, je prends mon courage à deux mains, et je glisse une main autour de son membre, pose la deuxième sur le lit, et laisse mon bassin tomber lentement sur celui-ci. Il commence à pénétrer en moi, et je pince les lèvres très fort pour réprimer mon gémissement. Je veux être dans la position parfaite pour que tout ce passe bien, et je ne peux donc pas me laisser aller d'un coup ... A mon soulagement, je sens tout à coup les mains de Tom se poser sur mes hanches et me diriger de façon à être dans la position que je recherchais ; exactement sur lui. Tom se crispe en sentant mon intimité chaude qui l'entoure désormais, et émets un gémissement réprimé.
-« Humm ... putain, c'est réussi ! »
Ca m'encourage à aller plus loin, je me laisse glisser jusqu'au bout, jusqu'à être carrément assis sur lui. Je m'aperçois tout à coup, que mon corps entier tremble devant autant d'excitation. Tom le remarque aussi. Ses mains glissent doucement de mes hanches à mon dos, pour me rassurer. Je reprends courage et commence à me déplacer sur lui. Le sentiment d'être enfin unis fait augmenter ma chaleur et mon souffle se fait saccadé.
Tom est encore plus excité que moi de cette nouvelle position, car il peut pénétrer beaucoup plus profondément en moi. Mon jumeau semble adorer même, car je sens ses mains s'agripper à nouveau à mes hanches, me faisant effectuer de lents mouvements de bassin au dessus de lui, pour que tout soit inoubliable.
Nos souffles sont plus forts et saccadés, la chaleur est étouffante, les choses s'estompent autour de nous au fur et à mesure que les flammes de la passion nous entourent. Mes mouvements sont de plus en plus violents et vigoureux. Je décide d'expérimenter quelque chose, en me cambrant encore plus dans la position verticale, mais sans arrêter mes vas et viens et j'entends mon frère gémir plus fort, ce que me conforte dans mon idée. Je vais de plus en plus vite et profondément, alors que Tom halète de plus en plus fort, mon envie bouillonne dans mon sang, et la sueur fait glisser mes mains que j'avais posées sur celles de mon frère.
Ici, tout devient si fou et impossible que nous devrions en mourir, mais nous ne le ferons pas parce que nous tenons mutuellement à la vie par tous les regards, tous les baisers, tous les contacts dont nous nous couvrons, dans cette société qui nous crachent dessus parce que nous ne nous adaptons pas à elle et c'est ainsi que nous lui montrons que nous la méprisons.
Les flammes, aussi chaude que la braise, consument nos corps emportés par l'ivresse de l'envie et nous poussons jusqu'au point culminant de notre rythme endiablé, nous laissant aller jusqu'au septième ciel, aux portes du paradis, le temps et l'espace n'existent plus.
Tom est le premier à se crisper entièrement en se déversant en moi, accompagnant cela d'un cri vibrant de plaisir.
La tension déclenche chez moi l'orgasme répondant, qui tombe sur moi comme une vague dans la tempête renverserait un bateau et un bien-être incroyable s'empare de chacune de mes cellules, jusqu'à la plus minuscule.
Je jette la tête en arrière, au moment où l'orgasme m'atteint, le nom de Tom sur mes lèvres pécheresses, et hurle enfin mon plaisir.
Quelques secondes plus tard, tout est calme.
Puis la vie reprend et je m'écroule sur Tom. Il m'entoure avec ses bras et me sert lentement contre lui. Je sens le battement de nos c½urs. Ils sont synchrones. Ils ne font qu'un.
Notre sueur se mélange et donne un parfum ensorcelant qui nous étourdit légèrement, et s'accorde tout à fait à notre souffle irrégulier. Un petit sourire se dessine sur mes lèvres et je me blottis encore plus contre mon frère.
Ca fait longtemps que je ne me suis pas senti aussi bien. Des moments comme celui-ci devraient durer éternellement.
Mais ce que nous faisons n'est même pas permis. Je n'ai pas le droit d'avoir un tel souhait. Alors j'évince mes pensées égoïstes et profite pleinement de ce moment d'amour présent. Un moment d'affection où personne ne peut nous embêter. Un moment d'amour qui n'a pas de place définie. Un moment de vie en couple avec Tom, et il n'y a pas de vie plus parfaite.
Tom m'arrache de mes rêveries et me ramène à la réalité.
-« Hey, tu dors déjà ? »
Je lève la tête et le regarde dans les yeux. Le sourire qui orne mes lèvres est sûrement le plus beau que j'aie jamais fait à Tom.
-« Non, comment je pourrais après une si belle expérience ? »
Tom rie silencieusement.
-« Oui, d'accord. Mais ça m'aurait embêté, vu que je suis encore ... tu sais ... »
Il m'indique nos corps, et je vire au rouge. Nous sommes encore liés. Il faut bien reconnaître que c'est extrêmement agréable. Mais je devrais penser à hier, et ne pas exagérer.
Donc, je me redresse péniblement et retire Tom de moi. Pas de sang. Soulagé, je respire à fond. Ca n'a pas recommencé et c'était, apparemment un événement exceptionnel.
Avec mes dernières forces, je me fais tomber à coté de Tom et tire la couverture sur moi avant de me blottir contre lui. Son visage montre à quel point il est épuisé, et je suppose que dans quelques minutes au plus tard, il se sera endormi mais il me sourit vaillamment.
-« Bonne nuit » dis-je en rigolant comme un gamin avant de l'embrasser brièvement. Il est presque trop paresseux pour répondre à ce geste.
-« Bonne nuit Billy » chuchote t-il, en remplacement, et il resserre ses bras autour de moi après avoir éteint la lumière.
A peine quelques secondes plus tard, sa respiration devient régulière.
Je ferme les yeux et passe ma journée en revue.
L'interview ennuyeuse de ce matin, qui ressemblait bien plus à un interrogatoire sur notre vie privée.
Puis les enregistrements, pendant lesquels nos regards n'ont cessé de se croiser, faisant battre mon c½ur plus fort chaque fois.
Et durant le dîner, ou nous avons fait du pied continuellement en nous souriant.
C'est comme ça qu'on sent l'Amour.
Mon battement de c½ur s'accélère à nouveau alors que le visage de Tom apparaît dans mon esprit, et m'accompagne dans des rêves où j'ai déjà créé le monde parfait dans lequel je voudrais vivre avec Lui.
____________________________________________________________________________________________________Voila le Chapitre O1!
Qu'en avez vous pensé ?
Merci à ceux qui parlent de la fic autour d'Eux.
Lykos est TROP heureuse xD
Cliquez Here Please !
C'est mon bêtisier X)
PS : J'ai adoré ce Lemon, il est vraiment sublime.
© Stern_*